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Environnement

Publié le 16 août 2026

Pays de Redon. Incendie de Saint-Just : la réaction des écologistes

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L’incendie qui a ravagé plus de 220 hectares de forêts et de landes à Saint-Just, aux portes du Morbihan, fait réagir Les Écologistes du Pays de Redon. Alors qu’environ 190 personnes ont dû être évacuées et que les landes de Cojoux, site naturel et mégalithique majeur, ont été très durement touchées, le mouvement appelle à tirer les enseignements de cet épisode. Il réclame notamment davantage de moyens pour les services d’incendie et de secours, une meilleure anticipation du risque et la création d’une « réserve civile climatique ».

« Depuis ce mercredi 12 août, nous avons vu avec effroi les flammes dévorer plus de 220 hectares de forêts et de landes sur la commune de Saint-Just. Cet incendie a entraîné l’évacuation d’environ 190 personnes, qui ont trouvé refuge pour certains dans des communes voisines. Il a également détruit aux deux tiers le site mégalithique et espace naturel sensible des landes de Cojoux, un îlot de biodiversité locale et un site néolithique d’importance.

À l’heure où nous écrivons, ce vendredi 14 août, les pompiers surveillent les reprises de feu alimentées par les vents et la chaleur. Les citoyens et les citoyennes, les élus, les agriculteurs et la protection civile restent également mobilisés et une formidable solidarité s’est mise en place.

Notre territoire subit de plein fouet les conséquences du dérèglement climatique : de fortes pluviométries conduisant à des crues ces deux derniers hivers, et des températures élevées et une sécheresse sans précédent aujourd’hui. Il est urgent de repenser notre modèle de gestion des paysages et notamment la conservation de l’eau, – l’Ille et Vilaine est d’ailleurs en situation de crise hydrique depuis hier – enjeu central des années à venir. 

Au-delà de la destruction de ces espaces et de la mise en péril des habitations, il est indispensable de s’interroger et d’agir sur la gestion de ces évènements. Les pompiers professionnels, en grève jeudi 13 août, réclamaient une stratégie et des moyens supplémentaires pour faire face aux incendies. L’État doit soutenir les collectivités dans le financement des SDIS afin de répondre aux besoins humains et matériels demandés depuis des années par les soldats du feu. Devant le nombre et l’importance grandissant des feux estivaux, la solidarité entre les SDIS, dont les pompiers d’Ille-et-Vilaine bénéficient aujourd’hui, pourrait être dramatiquement plus limitée à l’avenir sans ces moyens supplémentaires, chaque SDIS souhaitant garder ses soldats pour faire face à ses risques. 

Nos propositions :

– Mieux protéger le vivant. Organiser les dispositifs vétérinaires pour venir en aide aux animaux brûlés ou blessés, évaluer l’impact des incendies sur la biodiversité, favoriser la régénération d’une diversité d’espèces, notamment celles aux fonctions protectrices.

– Organiser un engagement citoyen dans une réserve civile climatique

– Moderniser le statut des sapeurs-pompiers volontaires avec une rémunération revalorisée, une meilleure protection sociale et une reconnaissance des compétences acquises par des validations professionnelles et universitaires.

– Donner les moyens aux Services Départementaux d’Incendies et de Secours d’anticiper les risques (débroussaillement stratégique, zones tampons…) et d’affiner leurs plans d’intervention. 

Chloé Geffray, co-secrétaire du groupe local Les Écologistes Pays de Redon Jean-Marie Le Gall, co secrétaire du groupe local et député suppléant de la 4ème circonscription l’Ille-etVilaine« 

1 commentaire "Pays de Redon. Incendie de Saint-Just : la réaction des écologistes"

  1. Franchement, les écologistes, vous vous fichez du monde ? Et la gestion des espaces naturels (boisés ou non) via des organismes publics ? Les dotations qui pourraient être attribuées. L’interdiction des coupes rases. L’obligation de replanter des feuillus. Sans compter la revendication climatique qu’il serait possible de faire remonter à nos dirigeants ! Et pas un mot sur la marchandisation de la nature qui souligne le lien entre bouleversement climatique et capitalisme ! Vous êtes de bien piètres défenseurs de la nature. Si, comme il le semble, ce qui vous importe, c’est d’obtenir les moyens nécessaires pour éteindre les feux, on dirait bien que vous avez trop peur de dire quelle en est l’origine. A l’image de votre politique globale. L’écologie sans anticapitalisme, c’est juste du jardinage. Restez dans vos jardins et arrosez bien autour pour qu’ils ne prennent pas feu. Mais surtout, quand on n’a rien à dire, on se tait.

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