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Publié le 17 juillet 2026
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Les impressionnants orages qui ont traversé le Morbihan mercredi et jeudi n’ont pas seulement marqué les esprits. Ils ont aussi battu des records. Selon les données de Meteorage, filiale de Météo-France spécialisée dans la détection de la foudre, le Morbihan est le département français qui a enregistré le plus grand nombre d’impacts de foudre au sol entre le 15 et le 17 juillet au matin. « Le Morbihan ressort comme le département le plus foudroyé de France sur la période, avec 2 984 éclairs nuage-sol détectés », constate Météorage.
À l’échelle de la Bretagne, 6 620 impacts ont été recensés sur cette même période, soit 64 % de toute l’activité électrique observée dans la région depuis le début de l’année 2026.
Les communes morbihannaises ont été particulièrement exposées. Les trois secteurs les plus touchés sont :
–Baud, avec 102 éclairs nuages-sol ;
–Elven, avec 90 éclairs ;
–Moustoir-Ac, avec 77 éclairs.
À l’échelle nationale, la Bretagne se classe deuxième région la plus foudroyée derrière l’Auvergne-Rhône-Alpes en nombre d’impacts. Mais rapportée à sa superficie, elle est la région où la densité de foudroiement a été la plus forte durant cet épisode.
Le pic a été atteint jeudi 16 juillet, avec 20 379 éclairs nuage-sol détectés en France métropolitaine. Cette seule journée devient ainsi la plus foudroyée de l’année 2026, devant les épisodes déjà très actifs de la fin juin. Au total, 32 489 impacts ont été enregistrés sur le territoire en 48 heures, soit près d’un quart de toute l’activité électrique observée depuis le 1er janvier.
Cette séquence orageuse a eu de nombreuses conséquences :
-plus de 53 000 foyers privés d’électricité ;
–plus de 600 interventions des sapeurs-pompiers ;
-des perturbations sur les réseaux ferroviaires ;
-des manifestations annulées ou interrompues ;
-des dégâts liés aux vents violents, à la grêle et, localement, à une tornade dans la Loire.
Pour Meteorage, cet épisode rappelle qu’un orage peut représenter un danger important même lorsque la vigilance météorologique n’est pas au niveau maximal. L’entreprise souligne que la majorité des accidents liés à la foudre surviennent lors d’épisodes classés en vigilance jaune, souvent parce que les activités extérieures sont reprises trop tôt ou que le risque est sous-estimé. Elle s’appuie pour cela sur les conclusions d’une étude qu’elle a menée avec l’École nationale de la météorologie (Météo-France) sur plus de dix ans d’accidents liés à la foudre en Europe.
Cette étude insiste également sur un point : dans neuf cas sur dix, les orages responsables d’accidents peuvent être anticipés plus de trente minutes à l’avance, ce qui laisse le temps de se mettre à l’abri lorsque les alertes sont prises en compte.
Météorage explique les conditions météorologiques qui ont débouché sur cette situation. Du 15 au 17 juillet 2026, la France a connu une séquence orageuse d’une intensité remarquable. À l’origine, une goutte froide (poche d’air froid isolée en altitude) au large du Portugal, qui a d’abord alimenté une vague de chaleur sur l’Europe de l’Ouest, la troisième canicule observée en France depuis le mois de mai, avant de se décaler vers le continent. Prise dans un rapide flux de sud-ouest, entre l’air brûlant de la canicule et l’air plus frais abordant par l’ouest, l’atmosphère est devenue extrêmement instable.
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