Publié le 24 avril 2026
Sérent. Frelon asiatique : « en avril, on fait le tour des cabanons »
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Le récit fait froid dans le dos.
« J’ai été piqué une première fois… puis toute la colonie s’est jetée sur moi. »
Ce retraité de Sérent se souviendra longtemps de cette intervention dans la haie d’un voisin. Son tracteur venait de heurter un nid de frelons asiatiques, dissimulé presque au ras du sol. Bilan : neuf piqûres et plusieurs jours de traitement.
Un témoignage qui illustre les risques bien réels liés à cet insecte… et qui explique la mobilisation engagée par la municipalité.
Un réseau de piégeurs en préparation
Lundi soir, la commune organisait une réunion publique pour structurer la lutte contre la prolifération du frelon asiatique.
Animée par Éric Chrétien, apiculteur à Saint-Guyomard, et Patrice Émeraud, technicien à la FDGDON, la rencontre avait pour objectif de mieux comprendre le phénomène… mais surtout d’agir.
La municipalité a déjà franchi une première étape en acquérant 24 pièges homologués, dont 16 ont été confiés à des apiculteurs. L’idée : créer un réseau de piégeurs pour limiter la prolifération.
Une période clé pour agir
Car le moment est crucial. Après une courte accalmie liée aux températures fraîches, les reines sont de nouveau en activité.
C’est maintenant qu’elles construisent leurs nids primaires, de la taille d’un pamplemousse, avant de donner naissance à des colonies pouvant compter plusieurs milliers d’individus.
Intervenir à ce stade permet de limiter fortement leur développement.
Un danger pour la biodiversité… et pour l’homme
Le frelon asiatique est connu pour être un redoutable prédateur des abeilles, mais il s’attaque également à de nombreux insectes. Un seul nid peut consommer jusqu’à une douzaine de kilos d’insectes.
À Sérent, une quinzaine de nids avaient été recensés l’an dernier dans le bourg.
Mais le danger concerne aussi l’homme. Contrairement aux idées reçues, les nids ne sont plus seulement perchés en hauteur. Près de la moitié se trouvent désormais à proximité du sol : dans les haies, les talus, les compteurs d’eau…
Un simple choc peut déclencher une attaque collective.
« En avril, on fait le tour des cabanons »
Face à cette situation, les spécialistes appellent à la vigilance.
Une autre méthode consiste à repérer et détruire les nids primaires, souvent installés à l’abri : cabanes de jardin, dessous de tables, rebords de toiture…
« En avril, on fait le tour des cabanons », résume Éric Chrétien.
Une lutte encadrée… mais encore floue
Depuis l’an dernier, la lutte contre le frelon asiatique est encadrée par la loi. Des arrêtés préfectoraux doivent préciser les modalités, notamment les types de pièges autorisés.
À terme, seuls les pièges homologués devraient être autorisés, mettant fin aux dispositifs artisanaux.
Mais dans le Morbihan, aucun arrêté n’a encore été pris.

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