Pays de Ploërmel-Morbihan. Mobilités: le vélo, le bus, mais… le train alors?
⭐ Version sans publicité Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption Je…
Accueil / Thématiques / Morbihan /
Publié le 12 janvier 2026
Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption

Face aux difficultés croissantes d’accès aux soins, l’État poursuit le déploiement de nouvelles solutions sur les territoires. En Bretagne, les préfets de région et l’Agence régionale de santé (ARS) viennent de labelliser 68 sites « Maison France Santé », en partenariat avec les Caisses primaires d’assurance maladie et en concertation avec les Conseils départementaux.
Annoncé par le Premier ministre, le réseau France Santé a pour ambition de structurer une offre de soins de premier recours plus accessible, mieux coordonnée et clairement identifiable pour les patients. Il s’appuie non pas sur la création de nouvelles structures, mais sur la valorisation et l’organisation de l’existant.
Inspiré du modèle des Maisons France Services, le réseau France Santé vise à garantir à chaque Français une solution de soins à proximité de son lieu de vie. L’un des objectifs affichés est ambitieux : permettre l’obtention d’un rendez-vous médical sous 48 heures, lorsque l’état de santé du patient le nécessite.
Les Maisons France Santé regroupent différentes formes d’offres de soins déjà présentes sur les territoires : maisons et centres de santé, cabinets médicaux de groupe, pôles ou maisons de santé pluriprofessionnels, mais aussi certains établissements de santé, notamment les hôpitaux de proximité.
Parmi la liste figurent les Maisons de santé de Mauron, Guer et Malestroit mais aussi la clinique des Augustines (voir la liste et la carte ci-dessous). De quoi réjouir le maire de Malestroit qui, lors d’un précédent conseil municipal avait annoncé sa volonté d’agrandir la maison de santé, face à un afflux de candidatures de professionnels de santé. En effet, ces structures, désormais reconnues par le label « France Santé », pourront bénéficier de financements spécifiques à partir de 2026, afin de renforcer leur fonctionnement et leur capacité d’accueil.
Petite précision : dans son communiqué officiel l’ARS précise que « au-delà du respect de ces critères nationaux, cette première étape a été menée dans un souci d’équilibre territorial, sur la base du volontariat et de l’expression du souhait des structures de s’inscrire dans la démarche et d’entrer dans le dispositif « France santé« ».
Le dispositif entend ainsi répondre aux principales difficultés rencontrées par les usagers :
-améliorer l’accessibilité et la qualité des soins de proximité ;
-rendre l’offre de soins plus lisible sur chaque territoire ;
-renforcer la coordination et la prise en charge des patients ;
-rétablir une offre médicale dans les zones qui en sont aujourd’hui dépourvues.
La première phase de labellisation concerne des structures répondant à des critères socles nationaux, garants d’un service minimal et homogène sur l’ensemble du territoire. Pour être reconnue Maison France Santé, une structure doit notamment :
-disposer d’au moins un médecin généraliste, avec une patientèle de médecin traitant constituée ou en cours de constitution ;
-compter un professionnel infirmier au sein de la structure ou à proximité ;
-être ouverte au public au moins cinq jours par semaine ;
-appliquer les tarifs opposables, sans dépassement d’honoraires ;
-être en capacité d’assurer une prise en charge rapide, notamment pour les soins non programmés, via le Service d’accès aux soins (SAS) ou la permanence des soins ambulatoires (PDSA).
Au-delà de ces critères nationaux, l’ARS et les services de l’État ont veillé à un équilibre territorial dans la répartition des labels. La démarche repose également sur le volontariat des structures, qui doivent exprimer leur souhait de s’inscrire durablement dans le dispositif France Santé.
Avec ce nouveau réseau, les pouvoirs publics entendent poser les bases d’une organisation plus lisible et plus efficace des soins de proximité, dans un contexte marqué par la pénurie de professionnels de santé et les inégalités d’accès aux soins, notamment en milieu rural.

Allaire, centre de santé d’Allaire
Auray, site d’Auray du centre hospitalier de Bretagne atlantique
Le Palais, pôle et maison de santé pluriprofessionnelle de Belle-Ile
Bréhan, pôle de santé Ty Lann
Guer, maison de santé pluriprofessionnelle de Guer
Guiscriff, association Guiscriff professionnels de santé
Hennebont, centre de santé La Tour de santé (Stetho’scop)
Le Faouët, hôpital le Faouët
Le Sourn, centre de santé médical Le Sourn
Malestroit, clinique des Augustines
Malestroit, maison de santé pluriprofessionnelle de Malestroit
Mauron, maison de santé pluriprofessionnelle de Mauron
Melrand, centre de santé de Melrand
Ploërdut, maison de santé pluriprofessionnelle de Pourleth
Réguiny, maison de santé pluriprofessionnelle de Réguiny
Riantec, site de Kerdurand-Riantec du groupe hospitalier Bretagne sud
Rohan, centre de santé de Rohan
Sarzeau, maison de santé pluriprofessionnelle de Rhuys
Le communiqué de l’ARS :
⭐ Version sans publicité Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption Je…
⭐ Version sans publicité Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption Je…
⭐ Version sans publicité Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption Je…
⭐ Version sans publicité Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption Je…
2 commentaires "Morbihan. Malestroit, Mauron, Guer labellisées « Maisons France Santé »"
Médecins exerçant à la Maison de santé de Malestroit, nous souhaitons apporter une correction à cet article : la MSP de Malestroit n’est, à ce jour, pas engagée dans une démarche d’obtention du label “Maison France Santé”.
La structure poursuit néanmoins son développement et son engagement en faveur de l’accès aux soins sur le territoire.
Nous vous remercions par avance de bien vouloir tenir compte de cette précision.
Bonjour, Nous ne faisons que reprendre un commmuniqué de presse diffusé ce lundi 12 janvier 2026 par l’ARS que vous trouverez en lien de cet article et que je publie dans son intégralité dans l’article. Vous y lirez notamment cette précision importante compte tenu de votre remarque : « Au-delà du respect de ces critères nationaux, cette première étape a été menée dans un souci d’équilibre territorial, sur la base du volontariat et de l’expression du souhait des structures de s’inscrire dans la démarche et d’entrer dans le dispositif « France santé ». Merci donc de vous adresser à l’ARS… https://www.bretagne.ars.sante.fr/reseau-france-sante-68-premieres-structures-labellisees-en-bretagne