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Publié le 24 décembre 2025

EXCLUSIF. « Le Père Noël existe, je l’ai rencontré… »

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Par une nuit d’hiver, alors que la neige recouvrait la forêt et que le monde semblait endormi, une rencontre impossible a eu lieu. Longtemps effacé de ma mémoire, ce souvenir ressurgit aujourd’hui. Je vous raconte, dans ce conte de Noël, une histoire de poussière d’étoiles, de rennes gourmands… et de rêves qu’il ne faut jamais perdre.

Contrairement à ce que prétendent certains, le Père Noël existe bel et bien.
Et je suis bien placé pour le savoir, puisque je l’ai rencontré.

C’est une histoire incroyable, longtemps effacée de ma mémoire.
Il y a quelques nuits, j’ai fait un drôle de rêve.

J’étais assis sur un nuage. Le ciel était immense, silencieux.
Et face à moi, il y avait… le Père Noël.

-Bonjour Jacky. Tu ne te souviens pas de moi, je suppose.
C’est normal. J’avais fait le nécessaire pour que tu m’oublies.
Mais aujourd’hui, le moment est venu de te rendre la mémoire…

Je l’ai regardé, incrédule.

-Mais… on est dans un rêve. Vous n’existez pas.
Je vais me réveiller, et vous allez disparaître.

Il a souri.

-Tu verras bien…

Il a alors jeté vers moi une poignée de poussière d’étoiles.
Puis il est reparti sur son traîneau en éclatant de rire :

-Oh oh oh…

Je me suis réveillé avec un gros mal de tête et l’étrange impression d’avoir fait un mauvais rêve.

Et puis, nuit après nuit, les souvenirs sont revenus.
Alors aujourd’hui, je vais tout vous raconter.

Cela remonte à des décennies.
À cette époque, les hivers étaient encore très rudes, et la neige recouvrait souvent la campagne.

Nous habitions une jolie maison en Normandie.
Le terrain, tout en longueur, arrivait jusqu’à l’orée de la forêt.

Cette année-là, la nuit, il faisait près de vingt degrés en dessous de zéro.
Une épaisse couche de neige, d’une vingtaine de centimètres, étouffait le sol.

J’avais le sommeil léger. J’étais attentif au feu que je devais entretenir… et à tout ce qui pouvait arriver.

Cette nuit-là, un bruit étrange m’a réveillé.
Des branches qui craquaient. Nettes. Brutales.

Inquiet, j’ai enfilé mes bottes de neige, mon épais blouson, et j’ai ouvert la porte.
Un air glacial m’a coupé la respiration. J’ai enfoncé mon bonnet sur ma tête et je me suis dirigé vers la forêt.

La lune brillait.
La neige crissait sous mes pas.

Soudain, dans le faisceau de ma lampe torche, j’ai aperçu un spectacle incroyable.

Là, dans un vieux chêne, l’attelage du Père Noël était coincé dans les branches.
Les rênes tiraient désespérément, mais le traîneau était empêtré dans l’arbre.

Et le Père Noël…
Il était tombé. Suspendu dans le vide, se retenant tant bien que mal aux patins du traîneau.

Je restais là, bouche bée, incapable de croire ce que je voyais.

-Mais ne reste pas planté là, idiot !
Aide-moi ! lança-t-il.

Au fond du jardin, nous avions un poulailler et un hangar où je rangeais le foin… et une échelle.
Je l’ai posée contre le tronc du chêne. Le Père Noël a pu descendre.

Je suis aussitôt remonté et j’ai réussi à décrocher l’attelage.
Libérés, les rennes ont décrit une grande boucle dans le ciel avant de se poser un peu plus loin.
Le traîneau, lui, est tombé dans la neige, sans dommage.

-Ah, merci…
Mes rennes sont de sacrés gourmands. On a l’habitude de faire une halte ici.
C’est tranquille, et ils adorent ton foin.
Bon… ce soir, on a raté l’atterrissage ! Oh oh oh…

Il m’a demandé de leur donner un peu de foin, le temps qu’ils se remettent de leurs émotions : comme j’étais là, ils n’osaient pas se servir seuls.

J’ai alors compris pourquoi mon stock de foin diminuait si vite…

Les rennes étaient ravis.
Et pour me remercier, ils m’ont gratifié de grandes léchouilles baveuses.

-C’est pour ça que tu avais trouvé des poils l’autre jour, expliqua le vieux bonhomme.
Très drôle, d’ailleurs, la blague que tu as faite à tes enfants…

Je me suis souvenu.
Un jour, j’avais ramassé une poignée de poils que je croyais être ceux de notre chienne Tania, une magnifique setter irlandaise au pelage fauve.
J’étais rentré à la maison et j’avais dit aux enfants que c’étaient sûrement les rennes du Père Noël qui s’étaient couchés là.

Je n’aurais jamais imaginé que c’était… la vérité.

-Allez, viens. Ça mérite bien une petite récompense.
Installe-toi bien au chaud dans mon traîneau. On va raccrocher les rennes.
Et si tu veux, je t’emmène faire un tour.

-Je veux bien… mais le temps passe. Les gens vont finir par se réveiller.

-Ne t’inquiète pas.
Le marchand de sable m’a prêté un sac. Je vais en éparpiller un peu partout.
Et puis… je vais arrêter le temps.
Je ne suis pas le Père Noël pour rien.
Comment crois-tu que je distribue des millions de jouets sans réveiller les enfants ?

Et nous voilà partis dans le ciel, au-dessus des toits couverts de neige.
Les cheminées fumaient doucement.
C’était magnifique.

-Au fait, Père Noël… comment fais-tu pour entrer dans les maisons sans cheminée ?
Ou quand elles sont trop petites ?
Attention, je ne dis pas que tu es trop gros…

-Oh oh oh…
Franchement, vous les Terriens, vous n’êtes pas bien malins.
Quand je ne peux pas passer par la cheminée, je traverse les murs.
C’est simple !

Il ajouta en souriant :

-Et j’aime bien venir chez toi. Il y a toujours une assiette qui m’attend.
C’est un peu comme si je partageais votre réveillon.

Soudain, les rennes ont accéléré en direction de la lune.
Je crois que je me suis assoupi.

Quand j’ai rouvert les yeux, nous étions dans un pays inconnu, au cœur d’une immense forêt de sapins.
Un grand chalet en bois se dressait devant nous.
Partout, de petits bonshommes couraient dans tous les sens.

-C’est la pleine activité.
Ce sont mes lutins. Ils préparent les commandes.
Et crois-moi, c’est un sacré travail…

Après la visite de l’atelier, il était temps de rentrer.

Sur le chemin du retour, le Père Noël s’est fait plus grave.

-Tu sais… je suis un peu triste.
Beaucoup de gens ne croient plus que j’existe.
C’est la faute du père Fouettard.
Il fera tout pour détruire les rêves des enfants.

Il soupira.

-Je vois l’avenir. Dans quelques années, il passera derrière moi pour glisser des téléphones et des tablettes parmi les jouets.
Les enfants seront captivés, entrainés dans un monde virtuel
Leurs rêves disparaîtront.
Et ils cesseront de croire en moi de plus en plus jeunes.

-Un jour, je disparaîtrai.
C’est inévitable.

Nous étions arrivés.

-Je te dépose ici. Tu peux rentrer te recoucher.
Mais avant…

Il sortit une poignée de poussière d’étoiles et la lança vers moi.

-Ne t’inquiète pas.
Tu vas oublier notre rencontre.
Dans quarante ans, je reviendrai te rendre la mémoire.
Tu seras au crépuscule de ta vie sur Terre.
Et il te reviendra d’apporter ce témoignage aux enfants.

Et le Père Noël a tenu parole.
En ce mois de décembre 2025, il est revenu.

Aujourd’hui, je tiens la mienne en vous racontant cette histoire.

Et surtout, les enfants…
Ne perdez jamais vos rêves.

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