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Oust à Brocéliande

Publié le 11 février 2023

Guer. Annic Philouze a désormais sa place à la Telhaie

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Annic Philouze est une héroïne de la commune de Guer qui a payé cher son courage et son engagement. Pour avoir porté secours aux blessés de la guerre, Annic Philouze et sa cousine Suzanne Bouvard sont arrêtées le 19 juin 1944 et déportées. Elles entameront un long périple qui les mènera au sinistre camp de Ravensbrück en Allemagne. Après 10 mois de captivité dans d’atroces conditions, les cousines parviennent enfin à revenir chez elles.
Depuis ce samedi matin, le parvis de l’église de la Telhaie porte le nom d’Annic Philouze. Grâce au passionné d’histoire locale, Philippe Lecuyer qui relate son parcours dans son livre « Mémoires de n’a Guer », et à la ville de Guer, un hommage a ainsi pu être rendu à cette déportée. Jean-Luc Bléher, maire de Guer et président de la Communauté de Communes de l’Oust à Brocéliande et des élus du conseil municipal ont inauguré cette place, qui ne portait jusqu’à présent aucun nom, “en reconnaissance de son engagement ».


Une femme de coeur, simple et accueillante


En exprimant “toute notre reconnaissance et notre considération pour son engagement” à une femme “au service de nobles causes et de la liberté”, le maire a tiré le voile cachant la plaque où le nom d’Annic Philouze était inscrit. Émue, Irène, la fille de la cousine de l’ancienne déportée, souhaitait assister à l’événement en compagnie de ses petits enfants. “Je tenais à ce que les enfants soient là car c’est un héritage historique”. Après le bref discours du maire, un moment de convivialité s’en est suivi où chacun s’est remémoré des souvenirs la concernant. Armel, riveraine du lieu-dît, atteste : “Elle méritait cette place à la Telhaie. C’était une femme de coeur, simple et accueillante, elle s’est battue”.
Décédée en 2017, Annic est toujours présente dans les cœurs de ses concitoyens. Au sein de son village, tout le monde garde un souvenir d’elle en tête. À l’issue de la cérémonie, plusieurs de ses connaissances sont revenues sur les engagements auxquels elle s’est consacrée. C’est à elle que l’on doit, par exemple, l’ouverture de l’école Notre-Dame en 1953.

Durant son enfance qu’elle a passée au château de Coëtbo à la Telhaie, Annic était contrainte d’effectuer chaque jour, le trajet à pied vers son école catholique située à Guer. À son retour dans le village de son enfance, elle a eu pour volonté d’ouvrir une école confessionnelle. Il existait déjà une école, mais elle était laïque. Son but était de permettre aux familles pieuses de disposer d’un lieu d’enseignement en concordance avec leurs convictions religieuses.

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