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Oust à Brocéliande

Publié le 23 mai 2022

Missiriac. Entremont passe au Bio, investit et recrute

La plupart des entreprises ont des difficultés à recruter quel que soit leur secteur d’activité et ces difficultés s’aggravent. Cette crise des candidatures est évidemment due à la situation de l’emploi, notamment sur le bassin de Ploërmel où l’on frôle le plein emploi. Une situation qui désespère les chefs d’entreprises qui ne savent plus comment pourvoir leurs postes. Tous ceux que nous rencontrons ont le sentiment d’être méconnus de l’extérieur alors qu’ils offrent des conditions de travail enviables et des profils de carrière valorisants. C’est sans doute la raison pour laquelle, ils sont de plus en plus nombreux à organiser des journées portes ouvertes pour que les gens viennent voir de l’intérieur ce qui se passe derrière les murs. Et il est vrai qu’en poussant les portes de nos entreprises, on découvre des métiers passionnants et de véritables opportunités de carrière pour celles et ceux qui veulent vivre et travailler au pays…

Dominique Millet, directeur du site et Mélinda Ricaud, assistante RH attendent les candidats de pied ferme

La semaine prochaine, le 2 juin, l’entreprise Entremont organise une journée portes ouvertes sur son site de Missiriac afin de pourvoir entre 7 et 12 postes. Mais derrière cette opération de recrutement, il y a l’histoire d’un projet industriel passionnant, liée à une diversification de la production en phase avec l’évolution de la société. Jusqu’en 2019, le site de Missiriac produisait de l’emmenthal en affinage tradition. En juillet 2020, Entremont décide d’élargir sa gamme et de produire un emmenthal Bio. L’année suivante elle signe un partenariat avec Intermarché pour fabriquer un emmenthal bio commercialisé sous la marque Pâturage. « En diversifiant nos productions, on devait répondre à des marchés très spécifiques. Cela suppose de réorganiser totalement notre organisation. Il a fallu mettre en place des collectes de lait Bio, des collectes de Lait ayant le label Pâturage et enfin une collecte de lait conventionnel. Mais de là, découle l’obligation de réorganiser les différentes chaines de fabrication… », détaille Dominique Millet, le directeur du site de Missiriac. Ce choix industriel stratégique se décline à tous les niveaux de la fabrication. A la réception et au pré-traitement du lait, il faut des tanks dédiés à chacune des filières, la fabrication des fromages doit être adaptée à des recettes spécifiques. Et cette organisation entraine des créations de postes…

Ressources humaines: la culture de l’accompagnement

Dans le domaine des ressources humaines, Entremont a décidé de modifier son modèle de recrutement. La direction veut réduire de moitié le nombre de ses salariés travaillant en interim pour privilégier des embauches en CDI. « Nous avons actuellement 20 à 22 interimaires et nous voulons descendre à une dizaine. C’est un volant incompressible pour faire face aux périodes de congés… », explique le directeur. Toujours dans ce domaine des ressources humaines, la direction fait valoir ce qu’elle considère comme une véritable expertise, un savoir-faire dont elle est aussi fière qu’elle l’est de sa production: sa capacité à former et à accompagner des talents notamment et une tradition du recours à l’alternance. « Nous avons mis en place un cursus sur 2 ans pour permettre à nos techniciens d’acquérir des spécialisations en automatisme, mécanique, hydraulique. Nous prenons beaucoup d’alternants à partir du BTS et nous avons mis en place un programme baptisé Perfrom (contraction de performance et fromage) destiné aux opérateurs. A partir de tests personnalisés, on construit des parcours de formation adaptés. Nous avons une véritable culture de l’accompagnement, de la transmission des savoirs qui génère aussi des créations d’emplois. Nous avons par exemple crée des postes administratifs pour que les managers puissent consacrer plus de temps à la formation de leurs équipes », souligne Mélinda Ricaud, assistante ressources humaines du site de Missiriac.

Et cette culture de l’accompagnement se traduit très concrètement au bénéfice des salariés. C’est le cas de Clément qui en décrochant un diplôme d’ingénieur par la voie de l’alternance accède à un poste de responsable de fabrication de Brie de Meaux toujours dans le groupe sur le site de Courtenay. Que dire d’Anaïg, également ingénieure par alternance, qui de responsable de l’atelier maintenance est désormais responsable technique de l’ensemble du site de Missiriac… « Il existe des passerelles pour évoluer à l’intérieur de l’entreprise ou entre les différentes entités du groupe. Un salarié qui entre chez nous peut tout à fait envisager d’y dérouler une carrière complète, et sécuriser son avenir… « , insiste Mélinda Ricaud.

Un vaste projet de modernisation et des projets

Le site de Foveno est une usine ancienne -elle a fêté l’an dernier ses 70 ans d’existence- dont l’histoire est étroitement liée à celle du territoireet de son essor économique. Et le groupe Entremont veut en pérenniser l’existence. Il a donc décidé pour cela d’y réaliser des investissements lourds. « Nous avons élaboré un plan d’investissement très important qui va être développé entre 2022 et 2025. 1,5 millions d’euros ont déjà été injectés pour mettre en place les équipements permettant de fabriquer une saumure répondant à la certification Ecocert afin de produire l’emmenthal bio. Mais l’ensemble des secteurs du site, de la réception jusqu’à l’expédition en passant par la partie laboratoire qui vont être entièrement modernisés », souligne Dominique Millet. D’autres projets étonnants et innovants sont également dans les cartons mais sur lesquels la direction gare encore le secret…

Une rémunération et une ambiance attractives

« Ce qui est sur, c’est les salariés qui travaillent chez nous s’y sentent bien. On est une entreprise familiale », sourit Mélinda Ricaud qui prépare activement la journée porte ouverte de ce 2 juin qu’organise l’entreprise avec Adecco et Pôle emploi. Ce jour-là, les visiteurs seront accueillis à 9 h 30. ils participeront à une réunion en salle au cours de laquelle l’entreprise et le groupe auquel elle appartient leur seront présentés. Puis, ils iront dans les ateliers afin de voir concrètement l’environnement de travail et échanger avec les responsables d’atelier.

« On n’a aucune barrière à l’embauche. Tous les profils sont les bienvenus. Ce qui compte avant tout c’est le savoir-être des candidats, leur motivation, leur envie de s’investir dans l’entreprise. Il faut qu’ils viennent avec un CV ce qui permettra d’organiser un premier entretien rapide sur place », conseille Melinda Ricaud.

Le lait, les vaches le produisent en permanence. Le site Entremont doit donc fonctionner en permanence avec un roulement des équipes. C’est une des caractéristiques de l’emploi dans cette entreprise où la matière première est un produit vivant qui doit être traité dans des conditions d’hygiène extrêmement rigoureuses.

Une autre particularité du travail chez Entremont, c’est la rémunération qui est particulièrement attractive. « On est indiscutablement dans le haut du panier du bassin d’emploi. Ici, personne n’est payé au SMIC. Les salaires comprennent des majorations liées aux heures de nuit ou du dimanche, des primes de panier, un 13è mois, une participation, un intéressement, une mutuelle très intéressante… », détaille notre interlocutrice.

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