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Publié le 24 juillet 2021

Saint-Marcel-Questembert. Vaccination: les vétérinaires en action

Pour Emmanuel Rutin, le jeune vétérinaire de la clinique de Saint-Marcel, c’est une première. Il procéde ce samedi après-midi à sa première vaccination humaine. Il y a six mois, le gouvernement ouvre la possibilité de vacciner à certaines professions telles que les sapeurs-pompiers, les manipulateurs radio, les chirurgiens dentistes, les étudiants en médecine ou les vétérinaires. Emmanuel Rutin n’hésite pas une seconde à se porter volontaire pour apporter sa contribution à la lutte contre l’épidémie de coronavirus. “Nous sommes plusieurs à avoir fait ce choix. Nous en avons discuté au sein de l’équipe afin de nous assurer que cela ne perturberait pas l’organisation et le fonctionnement de la clinique…”, explique-t-il.

Même si on peut penser que le geste vaccinal sur un humain est similaire à celui qui est pratiqué sur un animal, le vétérinaire a du suivre une formation qui lui a permis de valider son diplôme de vaccinateur. Une formation qui porte sur la technique elle-même mais aussi sur des connaissances médicales plus larges liées à l’épidémie et aux virus.

Emmanuel Rutin a ainsi rejoint le groupe des professionnels susceptibles d’être appelés en renfort par le centre hospitalier Bretagne Atlantique, l’hôpital de Vannes qui gère l’ensemble des centres de vaccination. Mais c’est il y a quelques jours seulement qu’il reçoit un mail le sollicitant pour intervenir ce samedi à Questembert. Le centre éphémère déjà activé en juin y reçoit les patients pour leur 2è dose.

Pas de stress particulier pour le jeune homme, mais une pointe d’appréhension d’entrer dans le dispositif. “Nous connaissons très bien le geste vaccinal que nous pratiquons à longueur de journée, mais c’est un environnement nouveau et différent de celui dans lequel j’évolue quotidiennement. Et comme je suis assez perfectionniste, j’ai vraiment la volonté que ce soit parfait…”, commente Emmanuel Rutin. Quelques minutes plus tard il est installé dans un box avec les conseils avisés d’une infirmière. “Sur le geste lui-même on n’a rien à leur apprendre. Ce sont des professionnels expérimentés. Mais par contre, il y a toute une partie de relationnel, de protocole, d’échange sur lesquels on peut les conseiller utilement. Le contact n’est pas le même qu’avec un animal…”, explique avec un sourire, son infirmière-formatrice d’un jour.

Un encadrement rassurant. “Détendez-vous, est-ce que la première injection s’est bien passé, vous n’avez pas eu de troubles particuliers?”. Pour sa première injection humaine, Emmanuel Rutin n’a pas eu la moindre hésitation, le moindre tremblement. “Tout s’est très bien passé, aucun problème…”, confirme son premier patient qui rejoint ensuite la salle de pause, accompagné par les bénévoles de la Croix Rouge qui guident les personnes dans la suite de leur parcours vaccinal. Dans la salle, un panel hétéroclite dans lequel on trouve aussi bien des jeunes que des moins jeunes, souvent des familles entières qui tous expriment leur soulagement. Ils ont en main le précieux pass sanitaire qui dans une semaine leur ouvrira bien des portes…

Emmanuel Rutin, est là jusqu’à 20 heures. Pour lui, la vaccination anti-COVID, s’est déjà de la routine. Il imagine que compte-tenu de l’intensification de la campagne vaccinale, il devrait être prochainement amené à consolider son expérience dans un autre centre.

Vendredi matin, à Locminé, en marge de la visite du préfet du Morbihan au vaccibus, Claire Muzellec-Kabouche, la directrice départementale de l’ARS a annoncé que de nouvelles dotations de doses supplémentaires sont attendues dans le Morbihan. De nouveaux créneaux de vaccinations vont donc être ouverts dès la semaine prochaine. Mais si les doses sont indispensables pour répondre à l’engouement vaccinal que l’on constate depuis l’allocution du Président de la République, il faut aussi avoir les bras capables de les injecter. D’où l’intérêt pour les autorités sanitaires de pouvoir compter sur ces renforts de vaccinateurs.

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