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Ploërmel Communauté

Publié le 17 juillet 2021

Ploërmel. Hydraumatec se développe grâce à France Relance et…au député!

Hydraumatec fait partie de ce que le député Paul Molac appelle “les pépites industrielles” du territoire. Cette entreprise Ploërmelaise installée zone de Camagnon fabrique des blocs percés d’une multitude de trous dans lesquelles circulent des flux hydrauliques. Des pièces qui jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des engins agricoles, de travaux publics ou bien encore dans la commande de machines industrielles telles que des presses. Son savoir-faire lui vaut aussi de fournir des pièces pour la Défense. Certains éléments fabriqués à Ploërmel se retrouvent à Tchernobyl ou à l’Aérospatiale. “Nous avons une production de niche. nous ne sommes que trois en France dans ce domaine…”, explique Emmanuel Germain, le pdg d’Hydraumatec qui recevait ce vendredi matin la visite du député Paul Molac.

Si le député a fait le déplacement ce matin, c’est parce qu’il a donné un précieux coup de main au pdg pour tirer profit des aides gouvernementales mises en place dans le cadre du plan de relance.

L’arrivée de la crise sanitaire et son cortège de confinement en mars dernier, Emmanuel Germain l’a vécue sans trop d’inquiétudes? Des reports de commandes, un aménagement du temps de travail avec notamment l’instauration du 3×8 au lieu du 2×8 pour faciliter la distanciation sociale. “Mais notre production ne s’est jamais arrêtée. Au final, l’année 2020 n’a pas été aussi mauvaise que ça…”, relativise le chef d’entreprise.

Relocaliser la production

Tous les ans, Emmanuel Germain investit 12% de son chiffre d’affaires dans la modernisation de ses moyens de production. Dernier achat en date: un centre d’usinage ultra moderne pour 800 000 euros et il en fallait un autre du même acabit. Des investissements indispensables pour rester compétitif, mais pas que… Car le chef d’entreprise avait une autre idée en tête. Il est confronté à un paradoxe. Dans le cadre de ses bonnes relations avec ses clients il était amené à leur fournir des pièces “banales” qu’il devait sous-traiter dans les pays de l’Est pour des raisons de rentabilité. Il y avait bien une solution pour relocaliser cette production sans faire exploser des coûts de fabrication et peut-être même conquérir de nouveaux marchés. Mais il fallait pour cela acquérir une autre machine robotisée. Un petit bijou technologique, inédit en France. Tout cela faisait beaucoup d’argent, mais répondait finalement aux perspectives du “jour d’après”. Et le plan France Relance proposait des aides substantielles en faveur “des investissements de transformation vers l’industrie du futur”.

Mais comment les obtenir? Car si Emmanuel Germain est un entrepreneur aguerri, il est perdu dans la jungle du labyrinthe administratif permettant de décrocher ces subventions. Le talent d’un entrepreneur c’est aussi de savoir mobiliser des compétences extérieures pour développer son entreprise. “J’ai été frapper à la porte du député…”, explique le patron. De l’autre côté de la porte, Paul Molac le député et ses services se sont plongés dans le dossier qui a été retenu. Au final, grâce à France Relance, mais aussi au fonds européen Leader Hydraumatec a ainsi pu obtenir 300 500 euros d’aides pour un investissement total de 750 330 euros.

Des chiffres qui donnent le vertige mais qui sont au coeur de la cible. Car, ces subventions donnent des leviers de développement à une entreprise française -bretonne en l’occurence- qui rapatrie une production assurée à l’étranger. Sans ces aides, l’opération n’était financièrement pas viable. et grâce au 2è centre d’usinage, Emmanuel Germain espère gagner 30% de productivité.

Le coup de main du député

Emmanuel Germain reconnait volontiers que l’aide du député a été déterminante et que sans son appui, il n’aurait pas pu parvenir à ce résultat. “Les grands groupes industriels ont dans leurs effectifs des experts qui savent aller chercher des subventions, ce que ne peuvent pas se permettre les PME. En plus, dans ce cas, il fallait aller très, très vite puisque la volonté de l’Etat était que ces fonds soient utilisés immédiatement…”, détaille Paul Molac qui se réjouit de la bonne santé du tissu économique breton et morbihannais. “Le taux de chômage est très bas, il est au même niveau qu’avant la crise. On associe souvent la Bretagne à l’agroalimentaire mais on est ausi dans une grande région mécanique. Nous sommes dans une région assez diversifiée sur le plan économique et cela facilite le rebond en cas de crise”, analyse le député qui a longuement discuté avec les salariés et s’est fait expliquer en détail le processus de fabrication.

Selon le député, la moitié des demandes formulées dans le cadre du plan de relance ont été satisfaites.

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