Malansac. Chevaux mutilés: les gendarmes conseillent les propriétaires

Une centaine de personne, dont beaucoup de propriétaires de chevaux, sont venu écouter les gendarmes, lundi soir au Palis Bleu de Malansac, dans le cadre de la lutte contre les actes de cruauté que subissent actuellement les chevaux. À l’entrée de la salle les participants remplissent un questionnaire afin d’identifier les propriétaires de chevaux du canton de Rochefort-en-Terre-Allaire. L’adjudant Manuel Craspi, référent sûreté du Morbihan a d’abord pris la parole. « Vous êtes 1 500 propriétaires de plus de trois chevaux dans le Morbihan », a-t-il expliqué avant d’aborder quelques conseils. « Cette réunion pourrait servir à vous rassembler afin de réunir plusieurs chevaux en pâtures, ou les mettre en pensions dans des centres équestres. Il faut tenter de gêner le plus possible les agresseurs, utilisez des chiens, des oies, des systèmes d’éclairage. »

Beaucoup d’inquiétudes chez les propriétaires d’équidés

Aux questions posées par le public présent, l’inquiétude est visible. « Comment procèdent les agresseurs ?» « à quelle heure agissent-ils ? » « passent-ils par les réseaux sociaux ? »… autant de questions auxquelles les quatre gendarmes présents n’ont pas pu répondre .« Il y a actuellement 153 enquêtes en cours, vous comprendrez bien que nous ne pouvons rien dévoiler. » Les gendarmes ont insisté sur les investigations : « il y a une multiplicité d’auteurs de ces actes, des investigations sont faites à chaque fois et il est important de ne pas effacer d’indices, comme des empreintes, lors d’agressions. » Des rondes commencent à s’organiser, des idées germes. Par exemple, celle «d’inviter les campings-cariste à passer une nuit dans les pâturages plutôt que dans un camping, cela nous fait au moins une nuit de tranquillité » note une propriétaire de chevaux inquiète. « Ne pas faire de ronde à une personne, faite comme nous toujours les rondes à deux, avec le smartphone à porter de main prêt à faire le « 17 », une lampe torche puissante ou même une corne de brume, tout ce qui peut mettre en fuite un agresseur» conclut l’adjudant Manuel Craspi.
Plusieurs autres réunions de ce genre se déroulent dans le département, avec  toujours le concours des gendarmes.

De gauche à droite: gendarme Anthony Danibert, adjudant-chef Gaël Dixneuf, commandant Jean-Baptiste Pecceu et l’adjudant Manuel Crapsi, référent sûreté du Morbihan.


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