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Publié le 22 juin 2020

Coronavirus. L’artisanat du Morbihan confronté à la crise

 

les participants à l’assemblée générale portant le masque fabriqué par les couturier(e)s de l’Usine invisible pour rendre hommage à leur travail

« En ce qui concerne le temps partiel nous sommes passés de 4 à 5 dossiers par mois en moyenne à… 13000. Il y avait dans le service une personne à mi-temps pour les gérer, ils sont une dizaine aujourd’hui… », cet exemple cité par Eric Boireau, directeur de l’unité morbihannaise de la DIRECCTE (direction régionale des entres prises de la concurrence, de la consommation du travail et de l’emploi) est à l’image de la violence de l’impact de la crise sanitaire du coronavirus sur l’économie morbihannaise.

Un autre chiffre donne le vertige: en Bretagne le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à pôle emploi en catégorie A augmente de 45 200 en avril, soit une hausse de 30% pour atteindre un record historique: 195 600 demandeurs. Une hausse identique en pourcentage dans le Morbihan qui dénombre en avril 45010 demandeurs d’emploi. Avec ce constat: le phénomène touche plus particulièrement les jeunes.

A l’occasion de son assemblée générale qui s’est tenue ce lundi matin à Vannes, la Chambre de Métiers du Morbihan est revenue sur cette situation inédite qui touche toutes les entreprises quelle qu’en soit la taille et donc aussi bien les grandes sociétés que les petites et parmi elles les artisans. Un véritable tsunami qui a emporté en quelques semaines une situation économique florissante et laissé groggy des chefs d’entreprises désemparés.

Pour prendre un peu de recul sur cette situation hors normes, Michel Aoustin, le président de la chambre de métiers avait invité plusieurs interlocuteurs, des experts qui ont géré de l’intérieur cette crise: le représentant de la DIRECCTE, mais aussi Jacques Prisard le directeur des finances publiques, le directeur de la Banque de France, Hubert Derache, qui en qualité de conseiller du gouvernement est venu apporter son aide aux services de l’Etat, en se consacrant plus particulièrement au monde de l’artisanat et Ronan Loas, vice-président du conseil départemental. Chacun de ces intervenants a apporté son éclairage et son expertise sur les éléments chiffrés de la crise telle qu’elle a été vécue et les mesures mises en place pour tenter d’en limiter les conséquences.

Dans l’assistance réduite pour respecter les consignes sanitaires, la plupart des participants ont reconnu l’efficacité de l’action menée par les services de l’Etat dans la gestion de cette crise qui laissera des traces longtemps. Mais il est presque encore trop tôt pour en mesurer exactement toutes les conséquences car chacun s’accorde à reconnaître que la 2è vague de la crise devrait être à coup sur économique et sociale.

Ronan Loas expliquait que le choc financier va être rude pour les Départements, citant l’exemple du Morbihan qui tablait sur un excédent de 45 millions d’euros. « On sait qu’à l’instant T, c’est zéro… », explique-t-il, en raison notamment des réformes qui ont fait perdre aux départements sa part de taxe foncière.

Cependant tout n’est pas noir et des raisons d’espérer un rebond positif existent. Ronan Loas indiquait par exemple, que le marché de l’immobilier repartait d’une façon beaucoup plus vigoureuse qu’on ne pouvait le penser. A l’occasion de cette assemblée générale, la chambre de Métiers a également rappelé les différentes mesures et actions qu’elle a menées pour aider les artisans à surmonter cette mauvaise passe.

Revivez en intégralité cette assemblée générale et les différentes interventions qui permette de prendre la mesure de la profondeur de la crise généréé par le COVID-19:

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