Politique. Langues régionales: Paul Molac satisfait

Paul Molac, le député communique:

« Ma proposition de loi relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion vient d’être adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale ce jeudi 13 février. C’est évidemment une satisfaction, même si je regrette qu’aucun article relatif à l’enseignement n’ait été adopté, notamment celui reconnaissant l’enseignement immersif qui a été rejeté à deux voix près.
L’enseignement était pourtant bien le cœur de la loi tant il représente le moyen principal pour assurer la transmission des langues.
Je me réjouis de l’adoption de l’article concernant la possibilité d’utiliser les signes diacritiques pour les noms et prénoms tel que Fañch. Le décret promis par la ministre de la Justice sur le sujet comportait trop d’incertitudes, il convenait de sécuriser cette liberté dès à présent dans la loi. Par ailleurs, mon amendement excluant les langues régionales du ressort de la loi Toubon qui visait à protéger la langue française vis-à-vis de l’hégémonie de la langue anglaise, a été adopté. En effet dans de trop nombreux cas, cette loi a surtout servi à faire obstacle à l’usage des langues régionales dans la vie publique.
Enfin, un article permet de sécuriser la signalétique bilingue publique et nous sommes parvenus à rétablir dans le Code du patrimoine la reconnaissance de l’existence d’un patrimoine linguistique, constitué de la langue française et des langues régionales. Il reconnait le rôle conjoint de l’État et des collectivités territoriales dans l’enseignement, la diffusion et la promotion de ces langues. Il s’agit d’une première pierre en faveur d’un véritable statut protecteur pour les langues régionales.
Nos yeux sont désormais tournés vers le Sénat, afin que ce texte puisse disposer d’une issue favorable. »


'Politique. Langues régionales: Paul Molac satisfait' a 1 commentaire

  1. 16 février 2020 @ 23 h 04 min Cheese smile it's for the photos

    Ouffff
    Ca c’est vraiment le plus important en ce moment.
    Heureusement que notre député se bat et se consacre depuis des mois sur ce projet de loi.
    Sinon k’eskonfrais si lété paslàs pour l’causeenFrance.

    Mais faudrait que tout au fait des difficultés de la vie courante des citoyens, notre Député pense aussi à imposer à Google d’ajouter un traducteur français -> gallo -> breton dans son projet de loi.
    C’est très grave et il faut agir vite parce que je voulais traduire mon dernier commentaire en langue de Briezh avec le web de l’Office Public de la Langue Bretonne pour qu’il soit compréhensible par l’immensité de tous les habitants de la Bretagne qui ne causent que le breton au quotidien.
    Hélas sur le site de cet Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) dont les membres fondateurs de cet organisme officiel sont l’Etat, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil régional des Pays de la Loire et les Conseils départementaux du Finistère, du Morbihan, des Côtes d’Armor, de l’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique (cela doit couter une blinde)….. on ne peut traduire que dans le sens breton vers le Français et pas l’inverse.
    Gast,
    Oups Je voulais dire : C’est bête.

    Jusque là tout va bien.
    Pourvou qu’ça dourre.

    A. Hopennerf

    Répondre Signaler un abus


Voulez-vous commenter ?

Votre adresse e-mail ne sera pas affichée

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.