OBC. Transports scolaires: pourquoi ça coince

Si vous avez regardé notre vidéo rendant compte de la réunion de l’Oust à Brocéliande communauté qui s’est déroulée, jeudi soir à Saint-Congard vous avez peut-être été saisis de la confusion des débats relatifs aux transports scolaires. Rassurez-vous: ces discussions ont vraiment été confus. Donc, on va essayer de poser le problème un peu plus clairement.

Pour comprendre, il faut faire un petit retour en arrière, du temps où existaient les trois communautés de communes qui ont depuis fusionné au sein de l’OBC: Guer, La Gacilly et la CCVOL (Malestroit). Pour chacune des dispositifs différends de transports scolaires existaient pour les écoles primaires et maternelles. A Guer et La Gacilly, ces transports étaient gérés par les communautés de commune, tandis que pour la CCVOL, ce sont les communes qui assuraient cette mission. Les EPCI ont désormais la possibilité de prendre la compétence des transports scolaires (toujours primaires et maternelles). C’était l’objet de la délibération étudiée jeudi soir sachant que les élus pouvaient décider de laisser les choses en l’état.

Après les discussions que vous pouvez réécouter sur notre vidéo, le conseil a décidé à une courte majorité (23 pour, 11 contres et 9 abstentions) de faire de ces transports une compétence communautaire. Ce choix est en effet plutôt mal accepté par certains élus de l’ex-CCVOL qui craignent que cette modification n’entraine une dégradation du service offert aux familles. « Au niveau de la commune, c’était simple, dès qu’il y avait le moindre problème on pouvait le régler dans l’instant. Qu’en sera-t-il désormais? », s’inquiète par exemple Rémy Brulé, maire-adjoint de Sérent et élu communautaire. Ce vendredi soir, devant les enseignants, professionnels et bénévoles travaillant pour l’enfance à Sérent, il a tenu à souligner que cette décision avait été prise sans l’aval des élus de Sérent.

Le fonctionnement de ces transports est complexe dans une commune de la taille de Sérent (3000 habitants) qui par exemple met en place des systèmes de ramassage complémentaires par minibus. Il existe aussi d’autres situations particulières comme celle de Lizio qui possède deux bus et emploie les conducteurs… « Tout ça va nécessiter des conventions, mais je ne pense pas que ce soit comme ça que l’on va réduire le millefeuille administratif… », analyse Rémy Brulé.

Mais, ça, c’est pour les primaires et maternelles, mais il va aussi y avoir du changement pour les collèges et lycées. Il y a quelques années le transport de ces élèves était assuré par le conseil départemental. Depuis la loi Notre, la compétence est passée à la région. Dans une phase intermédiaire -dans laquelle on se trouve actuellement- la Région a délégué la gestion de ces transports aux EPCI (communautés de communes). Mais la Région a décidé de reprendre l’ensemble du réseau breton avec semble-t-il l’intention de créer des antennes départementales… Une orientation qui a nécessité des transferts de poste au sein de la collectivité.

Et pour finir de complexifier les choses, la date d’entrée en application de ces changements est fixée au 1er janvier 2020, en plein milieu de l’année scolaire. Cependant, nul ne doute que leur mise en oeuvre concrète sera décalée à la rentrée de septembre 2020…

Vous pouvez réécouter ce débat à partir de 14mn50 sur notre vidéo ci-dessous:

 


'OBC. Transports scolaires: pourquoi ça coince' a 2 commentaires

  1. 6 juillet 2019 @ 8 h 23 min lebreton

    faut employer du personnel , pour augmenter les impôts , ça continue !!!!!

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  2. 9 juillet 2019 @ 20 h 18 min Dang

    Je pense que chaque commune doit être capable d’organiser les trajets de transports scolaires.
    Elus et employés municipaux connaissent bien leur territoire ,il faut des gens de terrain pour organiser au mieux les circuits.
    Comment peut on à partir d’un bureau et d’un PC , gérer au plus près des usagers des situations parfois très compliquées ?
    Bravo aux élus sérentais ,dommage que vous ne soyez pas entendus !

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