Ploërmel. Menaces sur l’hôpital: P. Molac interpelle la ministre

La création des « hôpitaux de proximité » annoncés par le gouvernement est-elle une menace pour la survie de l’hôpital de Ploërmel? C’est la question que se pose le personnel de cet établissement qui a fait remonter ses craintes au député Paul Molac. Un doute légitime compte-tenu -entre autre- des ratés du projet d’IRM… Paul Molac est intervenu ce mardi à l’Assemblée nationale sur ce sujet, comme il l’indique dans le communiqué suivant (voir également la vidéo ci-dessous):

« Ce mardi 5 mars 2019, Paul Molac, député du Morbihan, a interpellé la ministre des Solidarité et de la Santé, représenté par son secrétaire d’Etat, sur les conséquences que pourrait avoir la classification des hôpitaux envisagée dans le Plan « Ma Santé 2022 », notamment sur le devenir du centre hospitalier de Ploërmel, indique le député dans un communiqué:
En effet, le projet de loi « Ma Santé 2022 » porté par le Gouvernement, qui fera bientôt l’objet d’un débat parlementaire, prévoit une classification des hôpitaux en trois catégories : hôpitaux offrant des soins de proximité, des soins spécialisés et des soins ultraspécialisés (type CHU). Le Gouvernement prévoit ainsi la création de 600 hôpitaux dits de proximité. A première vue, cette annonce pourrait s’apparenter à un déclassement des petits établissements par la fermeture de services, de lits, à la faveur d’hôpitaux-centres où se concentreront les soins spécialisés, telle que la chirurgie ou l’obstétrique (maternité).
Au centre hospitalier de Ploërmel, dans un contexte financier dégradé, nombre d’agents ont récemment fait part de leurs inquiétudes à Paul Molac quant à la réforme à venir. Dans les faits, beaucoup s’inquiètent d’une progressive relocalisation des services au profit de l’hôpital de Vannes. C’est pourquoi Paul Molac s’est fait le relais de leurs préoccupations dans l’hémicycle. « Jusqu’où ira-t-on si le centre hospitalier de Ploërmel acquiert le tout-nouveau statut d’hôpital de proximité ? Jusqu’à la fermeture des services de chirurgie et donc de la maternité qui enregistre environ 700 naissances par an ?, a-t-il interrogé. « Où classer les établissements équipés d’une maternité et d’un plateau technique de chirurgie, comme Ploërmel, Redon, Pontivy ou encore Carhaix? A l’heure où les zones rurales sont en proie à une désertification notable, que le sentiment d’abandon des pouvoirs publics ne cesse de se renforcer, il est difficile d’imaginer que les petits hôpitaux puissent perdre leurs plateaux techniques et soient transformés en de simples relais de maison de santé ou EHPAD. »
Aussi, il a demandé à ce que la classification administrative simpliste, telle qu’elle a pu être imaginée dans le plan « Ma santé 2022 », puisse être revue sous peine de déclasser des établissements de première importance pour leur territoire et ses habitants. Il entend bien profiter du débat parlementaire pour porter et défendre cette question lors de la prochaine discussion sur la loi santé. »

 


'Ploërmel. Menaces sur l’hôpital: P. Molac interpelle la ministre' a 4 commentaires

  1. 5 mars 2019 @ 20 h 29 min Blazé

    C’est ce qu’on appelle un député qui fait son Job.

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  2. 5 mars 2019 @ 22 h 20 min Yann Dahyot

    Le député interpelle.
    C’est bien.
    Mais finalement, c’est le Député de qui ?
    Si M. Molac continue à siéger à l’Assemblée Nationale, c’est en tant que membre d’un nouveau groupe politique baptisé « Libertés et Territoire ».
    Libertés et Territoire, officialisé le 18 octobre 2018, une coterie bonnes connaissances ?
    Collègues d’Assemblée Nationale, d’abord toutes et tous élu(e)s Député au suffrage universel direct en 2017 mais à l’époque sous d’autres étiquettes.

    Il est possible de s’interroger à propos de la représentativité et de la légitimité de ce groupe politique à opérer au sein de l’Assemblée Nationale alors que jamais passé par les urnes sur son programme dans les circonscriptions.

    Peut être que nombre d’électeurs de M. Molac – alors LREM – approuvent le projet de loi « Ma Santé 2022 » porté par le Gouvernement ?

    Quoiqu’il en soit de mes considérations, les question de l’IRM ou non à Ploermel et par extension sur l’offre de santé locale méritaient d’être posées au gouvernement.
    Seul lui a la clef.
    La clef : c’est l’argent.
    Olivier de Cadeville, le Directeur général de l’ARS Bretagne, n’est qu’un comptable.
    Il gère ses budgets sans se poser de questions métaphysiques : point basta.
    Et il le fait très bien depuis des années si on s’en réfère à son parcours.
    Si « On » lui dit « il y a l’argent » : il acte et il alimente ses lignes budgétaires avec les crédits.

    Le reste c’est de la littérature pour qui veut la lire et la commenter.

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  3. 6 mars 2019 @ 13 h 55 min ploermelais

    Merci Monsieur Molac de défendre votre circonscription , maintenant dans vos hôpitaux il faut défendre les 3 cuisines en HEPAD lieux de vie de nos personnes âgées .

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  4. 7 mars 2019 @ 12 h 22 min Brochard Michel

    Si les médecins des environs de Ploërmel envoyaient leurs patients à l’Hôpital de Ploërmel pour les consultations de spécialistes, l’imagerie, les hospitalisations et les accouchements, l’hôpital ne serait peut être pas chroniquement malade. C’est, à mon sens, être citoyen que de favoriser l’hôpital public plutôt que les cliniques privées. C’est toujours le même scénario. On s’aperçoit de l’utilité des services publics quant on parle de les supprimer.

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