Ploërmel. Pourquoi la Région entre au capital de d’aucy

L’entrée au capital du groupe d’aucy de la Région Bretagne, officialisée ce jeudi matin à Ploërmel, est avant tout un acte symbolique. La Région a converti en prise de participation une avance remboursable de 5 M d’euros qu’elle avait accordée à l’entreprise pour l’aider à se développer. La Région détient désormais 2,7% du capital groupe. Une présence très minoritaire mais qui permet à la Région d’être membre du comité stratégique, de participer au conseil d’administration avec voix consultative, d’être informée des décisions et de faire entendre sa voix. La région Bretagne consolide ainsi une politique volontariste sur le plan économique. Elle est la seule Région à avoir saisi cette opportunité offerte par la loi d’entrer au capital d’une entreprise privée et le fait pour la seconde fois.

Le rôle de la Région vis à vis des entreprises « est de les accompagner dans leur développement lorsqu’elles se montrent offensives et ambitieuses », souligne Loïg Chesnais-Girard, le président de la Région en signant cet engagement avec Serge Le Bartz, le président du groupe d’aucy. Offensif et ambitieux, c’est  bien le cas de ce groupe, fleuron breton de l’agro-alimentaire qui réalise un investissement majeur à Ploërmel. Il construit un nouveau bâtiment sur la zone industrielle de Camagnon au sein du site de PEP/Cocotine qui accueillera une nouvelle casserie dans laquelle seront rapatriées les activités de l’ancien site de Ploërmel. Les travaux -qui représentent un investissement de 18 millions d’euros- sont en cours et devraient s’achever à l’été. C’est sur le site de PEP que s’est concrétisée l’entrée au capital de la Région. La réalisation de cette nouvelle usine bénéficie aussi de soutiens financiers de la Région et de fonds européens.

Car la mise en service de cette nouvelle casserie marque aussi la volonté du groupe de développer ses activités par l’utilisation d’oeufs dits « alternatifs », c’est à dire issus de poules élevées en plein air, en bio, au sol ou label rouge. Actuellement, ils représentent 30% de la production de l’entreprise qui vise le 100% à l’horizon 2025. Cette évolution qualitative réclamée par les consommateurs est aussi une des raisons de l’implication de la Région qui veut faire de la Bretagne « le leader européen du bien-manger en Europe ». Le président de la Région a clairement indiqué son souhait que l’agro-alimentaire sur lequel le développement économique de la Bretagne s’est historiquement construit, y reste ancré. « La Bretagne doit prendre toute sa part dans la révolution alimentaire qui se dessine », a-t-il notamment insisté.

Le groupe d’aucy n’a pas seulement ouvert son capital à la Région, il a aussi réalisé la même ouverture en novembre dernier en direction de ses adhérents et de ses salariés à hauteur de 6 millions d’euros. Outre la poursuite d’une politique d’amélioration constante de ses résultats financiers, le groupe se prépare à tourner une autre page de son histoire en s’unissant avec un autre groupe coopératif  breton, Triskalia. Une union qui sera la base d’un nouveau projet de développement.

Le groupe d’aucy

Créé en 1968, le groupe d’aucy s’artiucle autour de deux coppératives mères, la CECAB et la COOP de Broons. Il rassemble 9000 agriculteurs et dispose d’un maillage fort avec 19 sites de production dont 12 en Bretagne (17 en France au total, un en Hongrie et un en Espagne). Il développe quatre types d’activités:

-Amont (production d’oeufs, légumes, céréales, volaille de chair et bovins)

-d’aucy Long Life (production de légumes en conserve, de légumes surgelés et de plats cuisinés

-Oeufs Food (oeufs coquilles et oeufs élaborés)

-une division viande (lardons)


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