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Oust à Brocéliande

Publié le 23 juin 2017

Malestroit. Réunion publique sur l’hôpital : le maire chahuté

Expliquer l’inexpliquable. C’est un exercice difficile auquel s’est livré jeudi après-midi le maire de Malestroit, Bruno Gicquello lors de la réunion publique qui s’est déroulée au cinéma l’Armoric. Le maire avait à ses côtés son premier adjoint, Jean-Paul Lembelembe, la directrice départementale et une représentante de la direction régionale de l’Agence Régionale de Santé (ARS).

Au menu de cette réunion figurait la réforme hospitalière qui s’applique -entre autre- aux établissements de Ploërmel, Josselin et Malestroit- ce qui en terme technique s’appelle « le schéma cible ». C’est à dire la nouvelle organisation de l’offre de santé sur ce secteur géographique dont nous avons publié les grands axes dans une précédente édition (cliquez ici). Elle prévoit un regroupement des spécialisations sur chaque établissement et des investissements, mais aussi la mise en place d’une direction commune aux trois établissements (Ploërmel, Josselin et Malestroit). C’est là-dessus qu’une polémique s’est développée. En effet, Bruno Gicquello a expliqué lors d’une réunion de quartier que malestroit voulait garder son indépendance. Une prise de position qui a provoqué une vive émotion parmi les employés de l’hôpital qui redoute une indépendance qui se traduirait par un isolement pouvant être mortel pour l’hôpital de Malestroit.

Dans un entretien qu’il nous a accordé il y a quelques jours, Stéphane Mulliez, le numéro 2 de l’ARS nous expliquait qu’en fait Malestroit était d’accord sur le contenu du projet ainsi que pour son rattachement à la direction commune, mais demandait un délai supplémentaire pour s’assurer que la réforme était bien mise en oeuvre. Jeudi, dans les quatre premières minutes de son intervention Bruno Gicquello a confirmé que Malestroit acceptait le schéma cible, s’inscrivait pleinement dans le Groupement Hospitalier, était prête à rejoindre la direction commune, avec « une petite variante ». « L’Agence régionale de santé a accepté que Malestroit prenne un petit peu plus de temps pour rejoindre la direction commune… » explique le maire. « nous n’avons jamais dit que nous étions contre cette direction commune… », précise-t-il.

Concrètement, l’ARS a nommé Philippe Couturier actuel directeur de l’hôpital de Vannes, directeur de cette nouvelle entité. Il désignera un directeur délégué pour Ploërmel et Josselin et assurera l’intérim de la direction de l’hôpital de Malestroit. On voit bien qu’il y a entre cette organisation provisoire et la version définitive dite de « direction commune », l’épaisseur du trait de crayon.

« Quel intérêt d’attendre avant d’entrer dans la direction commune? En qui n’avez-vous pas confiance? Pourquoi attendre? Pour sécuriser quoi? Vous dites que vous avez confiance dans l’ARS. Il n’y a pas de fermeture à Ploërmel, Josselin va être reconstruit, le schéma va se mettre en place… Il n’y a pas grand chose de différent »… Pris sous le feu roulant des questions, frappées à l’aune du bon sens, Bruno Gicquello a eu du mal à expliquer la cohérence de la position de Malestroit face à un auditoire certes clairsemé (environ 70 personnes dans la salle) mais composé en partie d’employés de l’hôpital ou de représentants des usagers, donc des interlocuteurs qui savent de quoi ils parlent. Poussé dans ses retranchements, le maire a fini par trouver l’explication : Malestroit n’a pas eu les tableaux récapitulatifs des actions menées depuis un an qu’elle réclamait. Cette « posture » n’aurait donc, selon le maire et son adjoint à la santé, d’autres objectif que de « sécuriser » la situation de l’hôpital malestroyen. Les participants à la réunion craignent plutôt le contraire et qu’au final Malestroit reste sur le pas de la porte, perdant les bénéfices d’une réorganisation dont la qualité semble plutôt faire l’unanimité. Les déclarations du maire lors d’une réunion de quartier affirmant que Malestroit voulait rester seule ressemble donc à une tempête dans un verre d’eau, mais aux effets dévastateurs notamment sur le plan social comme l’ont montré certaines réactions du public.

Assez mal à l’aise dans l’exercice, Bruno Gicquello peut dire merci à son premier-adjoint, Jean-Paul Lembelembé dont les interventions en fin de réunion lui ont sans doute tiré une belle épine du pied.

La réunion en vidéo

Pour que vous puissiez vous faire votre propre idée nous vous proposons de visionner l’essentiel de cette réunion en vidéo. Les conditions de tournage et notamment d’éclairage donnent un résultat pas très satisfaisant sur le plan technique. C’est évidemment un peu long mais par contre, vous avez les déclarations précises des uns et des autres.

5 commentaires "Malestroit. Réunion publique sur l’hôpital : le maire chahuté"

  1. Ça laisse l’ombre d’un gros doute sur là capacités du maire à diriger sa commune et à avoir une vrai cohérence dans les choix ! Il ne faut pas faire d’écran de fumée… trop d’approximations, trop d’incohérences .. qui amènent au discrédit .. ce n’est pas ce qui ai attendu d’un élu local !

  2. Pourrait on nous dire si l’hôpital a mis des conditions suspensives de son côté à la réalisation de la maison medicale sur un terrain cèdé paraît-il a titre gracieux par l’hôpital ? Nul doute que la direction a agit dans l’intérêt général des Malestroyens. Force est de constater que la confiance accordée par l’hôpital n’est pas réciproque. C’est bien dommage et pas du tout à la hauteur des enjeux! Les instances de consultation sont bafouées !
    Le discrédit de l’equipe municipale est plus qu’amorcé.
    Un citoyen amer

  3. C quand même incroyable, entre un journaliste qui en fait trop ou qui écrit n’importe quoi sur Malestroit toute les semaines et certaines personnes qui ne connaissent pas les problèmes de l’hôpital mais qui ce permettent de faire des commentaires , toujours les mêmes d’ailleurs dont certains étaient à la réunion, dans quelle langue il faut vous le dire que les élus font le maximum pour l’hôpital, pour garder les services de malades pour le personnel ca nous concernent tous .
    Bon j’arrête là , c très agaçant que certaines personnes que je croise tous les jours n’ont pas d’autres mots dans la bouche. C la faute du maire ,du maire, du maire .
    Bon courage Bruno .

  4. Bien évidemment à part votre cher Bruno personne ne connaît les problèmes de l’hôpital!Le journaliste qui en fait trop ,heureusement il nous informe ,mais votre cher maire spécialiste de la communication foireuse ne doit pas apprécier.enfin il aura aura au moins une voix

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