Oust à Brocéliande. Bureau des maires : « c’est pas à l’ordre du jour »

Comme nous l’avons déjà écrit, les premières semaines d’existence de la nouvelle intercommunalité Oust à Brocéliande Communauté est un pu houleuse. Au coeur du problème se trouve l’inquiétude des « petites communes » qui craignent d’être les parents pauvres d’une structure dirigée par les « grosses communes ». C’est parmi les délégués de l’ex-CCVOl que la fronde est la plus forte. Jeudi soir, la réunion de Oust à Brocéliande communauté qui s’est tenue à Guer s’est déroulée sans la moindre anicroche et disons-le, sur un ton plutôt consensuel.

Mais c’est à la fin de la réunion que le débat est arrivé sur la table, comme vous pouvez le voir sur la vidéo que nous avons mise en ligne sur la Web Télé (en cliquant ici).

C’est Isabelle Michel, maire de Saint-Laurent sur Oust qui prend la parole (12è minute sur la vidéo) pour exprimer le malaise des petites communes et regretter que l’idée de créer un bureau des maires ait été abandonnée. S’ensuit un assez long débat et notamment l’intervention de Daniel Brulé, maire de Saint-Congard qui s’étonne que la question portant sur la création de ce bureau des maires qui figurait à l’ordre du jour du dernier bureau ait disparu de l’ordre du jour (25è minute sur la vidéo). Quelques minutes plus tard, Alain Marchal intervient à nouveau sur ce sujet. « A un moment donné, on le mettra au vote et c’est le conseil communautaire qui décide… », dit-il (27è minute sur la vidéo). « C’est sur la proposition du président, c’est ça la règle du jeu… », rectifie le président Jean-Luc Bléher qui rappelle que c’est le conseil communautaire qui est l’organe délibérant. Et puis, ce dernier relativise les choses en soulignant le fait que sur les 12 vice-présidents, 5 sont issus des communes de -de 2000 habitants et 6 de celles de plus de 2000 habitants (30è minute). Pour lui, c’est une affaire de confiance. « Quel intérêt aurions nous à ce qu’une commune ne se développe pas? », lance-t-il. Et Jean-Luc Bléher tranche « pour le moment, ça n’est pas à l’ordre du jour, c’est pas à soumettre au vote ».

Et visiblement, le nouveau président n’est pas homme à manier la langue de bois. Il évoque ses regrets concernant les vice-présidences et notamment sur le fait qu’un des candidats ait été écarté (39è minute). « Une solution aurait pu être de créer un 12è poste, vous ne l’avez pas voulu », indique-t-il avant de préciser que le problème venait des relations entre la CCVOL et Malestroit. « On n’est pas dépositaire de l’histoire, on travaille sur un autre créneau, sur une autre dynamique », lance-t-il.

 

 


'Oust à Brocéliande. Bureau des maires : « c’est pas à l’ordre du jour »' a 2 commentaires

  1. 27 janvier 2017 @ 14 h 03 min Christian

    Pourquoi tant de questions de la part de nos représentant (es) des « petites communes » comme ils semblent-ils (elles) vouloir le laisser croire.
    Il faut savoir évoluer, et les regroupements en « grandes inter-communautés » est la pour le prouver.
    Maintenant, la possibilité de se regrouper au sein des communes existe aussi. C’est à nos élus de le prouver et de montrer leur efficacité sur ce sujet. D’ici quelques décennies nos petites communes rurales, si elles ne se sont pas regroupées, auront beaucoup de difficultés à trouver leur existence. Le débat a été lancé, mais encore faut-il que la discussion puisse être constructive.
    Fini ces guerres de clochers ! Place maintenant à l’avenir du territoire…
    Oust à Brocéliande est née : Il est indispensable pour ce territoire que l’élan généré par ces trois entités puisse apporter la confiance, envers la population… Et surtout entre les élus eux-mêmes !
    Travaillons ensemble pour l’avenir de notre génération.

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    • 27 janvier 2017 @ 21 h 43 min Gulliver

      Pourquoi tant de questions? Parce que votre mode de fonctionnement n’est pas démocratique , pour que le grand spécialiste du numérique devienne vice président ,au fait il avait promis de se consacrer exclusivement à son bourg on manipule en disant que les autres n’ont pas voulu d’une 12° vice présidence ….Quel signe de confiance.
      La fusion de communes chaque élu y pense avec prudence pour les finances locales et espoir de se développer les projets .
      Bref la guerre des clochers est terminée depuis longtemps mais celle des egos a de l »avenir .Pour 40 000 habitants une élection directe semble préférable aux petits arrangements entre élus qui se tiennent par la barbichette.

      .

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