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Oust à Brocéliande

Publié le 8 décembre 2016

Monteneuf. La fusion intercommunale fait frémir les Landes

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Dans quelques jours, une bonne partie du département va basculer dans un nouveau monde. Celui de la fusion entre les communautés de commune. Une réforme qui va changer bien des choses. Pour beaucoup d’organismes, d’associations, c’est un saut dans l’inconnu dont les conséquences sont difficiles à prévoir. L’exemple des Landes de Monteneuf est significatif.

Vous connaissez sans doute ce bâtiment et son logo représentant un troll, si vous traversez Monteneuf. Cette structure est gérée par une association et développe une multitude d’activités autour de la nature et du patrimoine, mais aussi pédagogiques. Elle gère entre autre la réserve naturelle et le site mégalithique sans doute l’un des plus importants du Morbihan à l’intérieur des terres. Sa réputation ne cesse de croître et les Landes de Monteneuf reçoivent chaque année des groupes scolaires venant d’une très large région ouest de la France qui s’étend de la Belgique au sud-ouest. L’an dernier la structure a fourni 7500 nuités et 15 000 repas…

« Sans doute peu de gens savent quelle est l’importance de notre activité », résume Yann Yhuel, le nouveau président de l’association. Dès son arrivée à ce poste, il a mesuré l’importance de préparer la mise en place de la Grande communauté de commune. A partir du 1er janvier, Guer communauté fusionnera avec La Gacilly et la CCVOL dans la grande communauté « de l’Oust à Brocéliande ». « Il fallait absolument que nous soyons prêt pour ce rendez-vous et cela fait six mois que nous travaillons à stabiliser l’association, à tout mettre à plat, à construire un organigramme précis », explique le président.

Ca c’est pour la partie structurelle, administrative. Mais il y a tout le reste, c’est à dire le coeur des missions de l’association qui vient d’enregistrer des résultats réjouissants. Le site mégalithique a enregistré une progression de 37% de ses activités; les interventions dans les écoles se multiplient aussi bien sur le territoire et celui de Ploërmel que sur le département via une convention avec le Département. Le travail de prospection n’est pas terminé et les recherches continuent autour de nouvelles pierre avec l’aide du service archéologique départemental et de la DRAC. L’an passé grâce à une petite subvention le site a pu proposer des hébergements pendant toute la période des vacances scolaires toutes zones  confondues. Une initiative quasi unique qui a valu  à Monteneuf de multiplier les accueils.

Autant d’indicateurs positifs, qui laissent entrevoir de nombreuses perspectives pour l’avenir. Et puis l’association a des projets. L’aménagement de la cuisine pour que le centre puisse fabriquer l’ensemble de ses repas et acquiert donc son autonomie, voire développer les circuits courts d’approvisionnement. Un investissement de 140 000 euros. Le plan de gestion de la réserve qui a été validé en 2015 a commencé à être mis en oeuvre. Il prévoit de réaliser les travaux de restauration sans faire entrer d’engins dans la réserve, en ayant par exemple recours au cheval. Il reste 15 hectares à entretenir, ce qui représente un budget de 40 000 euros étalé sur plusieurs années.

Le budget de l’association est jusqu’à présent alimenté à 25% par la communauté de communes de Guer. Qu’en sera-t-il l’année prochaine avec la fusion? S’il n’y a pas de raisons particulières de s’inquiéter, il n’y en a pas non plus d’être euphorique. Les choix stratégiques de la future intercommunalité seront décidés par une toute nouvelle équipe qui sera confrontée à bien des problèmes. D’où la seule attitude adaptée à la situation : la vigilance et l’attente un tantinet angoissante des premières orientations de la nouvelle interco avec bien des questions encore sans réponse

« On a besoin de bénévoles »

« En devenant président, j’ai appris à découvrir tout ce qui se fait ici. J’avais envie de travailler avec les salariés et j’ai reçu un accueil extremement chaleureux. J’ai découvert leur très haut niveau de compétence et aujourd’hui j’éprouve un vrai sentiment de fierté d’être à leurs côtés.. », insiste Yann Yhuel. L’association emploie 15 salariés auxquels viennent s’ajouter des renforts saisonniers, mais fonctionne aussi grâce à une cinquantaine de bénévoles. « Nous en aurions besoin de beaucoup plus et je pense qu’il faut un peu démystifier l’association. Il n’y a pas besoin d’avoir une connaissance universelle de nos activités. On peut s’intéresser seulement à l’une de nos branches pour trouver sa place dans nos équipes. Le message que je voudrais faire passer à tout le monde, c’est tout simplement de pousser la porte pour venir nous rencontrer… », explique-t-il.

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