Malestroit. Inondations : l’impossible équation?

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On le sait, les inondations constituent une des premières causes de préoccupation des habitants de Malestroit, mais aussi plus largement des habitants da bassin de l’Oust. Ce mardi après-midi une grande réunion était organisée sur ce thème à la salle des fêtes de Malestroit. Elle réunissait tous les acteurs techniques concernés par ce problème mais aussi le conseil Départemental et le sous-préfet de Vannes Jean-Marc Galland.

De nombreux sinistrés se trouvaient dans l’assistance et on a pu constater qu’ils avaient les nerfs à fleur de peau. Déjà, lors d’une précédente réunion organisée il y a quelques mois à la CCVOL les sinistrés avaient bruyamment exprimé leur ras le bol d’entendre parler d’études, de projets. Eux ce qu’ils veulent ce sont des solutions concrètes pour enrayer un phénomène dont ils subissent les conséquences périodiquement. Et une étude montre qu’il y a bien une aggravation des inondations à Malestroit qui, selon les constats, sont de plus en fortes, de plus en plus longues, de plus en plus rapides. En 1995 la crue avait atteint 3,24 m. En 2001 le niveau était monté à 4,03 m, le maximum. Mais en 2014 le niveau avait atteint 3,83m pour une crue très longue et très  éprouvante. Avec une autre constatation : l’eau de plus en plus vite. De 4-5 cm par heure en 1995 à 9 voire 14 cm/h en 2014…

Alors évidemment, ce mardi après-midi après avoir entendu pendant plus d’une heure les experts leur expliquer pourquoi l’eau montait à Malestroit, les sinistrés ont craqué. « Accélérez parce que si la réunion se termine à 17 heures, il ne reste plus beaucoup de temps… », lance une sinistrée dans la salle. Parce que le processus d’une inondation, eux le connaissent, pas besoin d’experts pour leur expliquer. Ce qu’ils veulent, ce qu’ils sont venus chercher ce sont des solutions concrètes. Habilement, le maire de Malestroit, Bruno Gicquello a repris le contrôle de la réunion. Lui aussi fait partie des sinistrés et il avait lui aussi dénoncé l’absence de propositions concrètes lors de la réunion à la CCVOL…

VIDEO. La grogne des sinistrés


Une technicienne a alors pris la parole et expliqué point par point, les études qui ont été faites, d’une façon très concrètes (voir vidéo). Faire baisser de 30 cm le niveau des crues à Malestroit? C’est possible, mais il faudrait construire 17 barrages équivalent au Lac au Duc pour stocker 50 millions de m3 pour un coût de 50 millions d’euros… Impossible. Et puis la discussion a permis de répondre à certaines rumeurs : est-ce que le barrage d’Arzal impacte les inondations à Malestroit? La réponse est NON, d’autant que Malestroit se trouve à 15 mètres de dénivelé par rapport à Arzal… Alors, alors où est la solution? Pas facile. La construction d’un chenal de dérivation? OUI, mais attentions aux conséquences pour les communes en aval et au coût et à l’impact sur l’environnement. Pour cette experte, la meilleure solution est de mélanger toutes les actions. Et Jean-Marc Galland le sous-préfet de Vannes, résume cette solution : le risque zéro n’existe pas, il faut stabiliser les choses et éviter que la situation ne s’aggrave. Ensuite, certaines solutions peuvent permettre de réduire l’impact de ces inondations. Mais il y a encore beaucoup de travail à faire, des études notamment. Mais qui va les payer? Bruno Gicquello se retourne vers le sous-préfet qui lui répond que cela relève des intercommunalités. Les riverains de l’Oust peuvent préparer leurs sacs de sable et les parpaings…

VIDEO: Comment maitriser les crues de l’Oust?

VIDEO. Inquiétudes en aval


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