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Publié le 15 janvier 2015

EDITORIAL. « Je suis -toujours- Charlie »

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Après les drames qui ont secoué notre pays il y a tout juste une semaine, les millions de manifestants descendus dans les rues pour clamer leur attachement à la liberté de la presse, à la liberté d’expression, qu’en est-il de la réalité quotidienne? Cette réflexion m’est venue, il y a quelques jours en écoutant un discours prononcé lors d’une cérémonie des voeux, au cours duquel une allusion peu amène était faite « à ce que vous pouvez lire dans la presse ». En l’occurrence, il s’agissait de la presse locale.

Depuis, d’autres témoignages me sont parvenus faisant état de critiques du même genre, toujours prononcées pendant des voeux.

Une cérémonie des voeux, doit-elle être une tribune pour tenter de décrédibiliser, ce que tout le monde -enfin pensait-on- reconnaît comme un des piliers majeurs de la démocratie ?

La presse n’est pas là pour faire plaisir à untel ou unetelle. Elle est là pour rapporter des faits, regarder ce qui se cache derrière le rideau, éclairer les citoyens, les aider à comprendre l’univers dans lequel ils vivent. C’est trop facile de clamer que « la presse » déforme des propos et de jouer les victimes expiatoires devant un auditoire pour tenter de décrédibiliser un organe de presse, un journaliste. D’autant que dans ce cas, la charge est à sens unique. Faut-il rappeler qu’il existe dans la presse quelque chose de fondamental qui s’appelle le « Droit de réponse » et qui permet sous certaines conditions de rectifier d’éventuelles erreurs. Pourquoi ces critiqueurs n’y ont-ils pas recours?

Pour une collectivité, les voeux c’est l’occasion de dresser un bilan de l’action passé, de présenter les prochaines étapes de l’action publique menée en faveur des administrés, d’évoquer les difficultés présentes ou à venir. Plus que jamais, par les temps qui courent, ces cérémonies qui constituent finalement un moment d’union, de rassemblement entre les élus et les citoyens, devraient s’en tenir là.

Liberté de la presse, liberté d’expression… Le moment est venu de faire passer dans les actes, ces mots auxquels tout un pays s’identifie. Et puis nous on va continuer à faire notre métier, sans illusions mais avec pour objectif de faire avancer la vérité. Et cela pour tous ceux, simples citoyens, qui chaque jour nous « supplient de continuer » et à qui je réponds inlassablement « c’est pas facile… »

Le mieux, ce serait de continuer ensemble pour donner vie à ce slogan : « Je suis, nous sommes Charlie ».

 

Jacky Guyon

 

 

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