Accueil / Oust à Brocéliande / Pays de Malestroit / Malestroit / Inondations, tempêtes… : et si ça recommençait?

Publié le 17 novembre 2014

Inondations, tempêtes… : et si ça recommençait?

En février dernier, le préfet (à droite au premier plan) Malestroit, au coeur de la cellue de crise pendant les inondations (archives)
En février dernier, le préfet (à droite au premier plan) Malestroit, au coeur de la cellule de crise pendant les inondations (archives)
Les fortes pluies de ces derniers jours on fait gonfler le niveau des cours d'eauu comme ici à Malestroit...
Les fortes pluies de ces derniers jours on fait gonfler le niveau des cours d’eauu comme ici à Malestroit…

 

Il a beaucoup plu ces dernières heures, ces derniers jours et même ces derniers mois sur le Morbihan. Un peu partout, on a vu grossir les cours d’eau avec un épisode d’alerte jaune sur la Laïta. Même à Malestroit, le canal est bien rempli. On est encore loin des cotes de vigilance, mais les inondations de l’hiver dernier sont encore dans toutes les têtes. Cette année, les fortes pluies arrivent plus tôt que l’an dernier où le déluge s’était abattu à partir du 19 décembre, provoquant le débordement du canal quelques jours plus tard…

Est-ce que cela va recommencer cette année? Nul ne peut encore le dire. Mais le préfet lors de sa venue devant les collègiens de Malestroit avait clairement abordé le sujet. « A la question : est-ce qu’il va y avoir des submersions, la réponse est oui…/… A la question : est-ce qu’il va y avoir des inondations, la réponse est oui », avait prévenu Jean-François Savy. Il avait d’ailleurs invité les élus à ne pas attendre le dernier moment et à anticiper ces phénomènes météorologiques le plus tôt possible. « On n’attend pas que les cours d’eau soient en crue pour aller chercher des parpaings… », avait-il indiqué. Une image bien sur, mais l’heure est bel et bien à l’anticipation, à la mobilisation feutrée pour se préparer du mieux possible à de nouveaux excès pluivomètrique.

D’ailleurs le préfet a de nouveau abordé le sujet lors du congrès des maires, attirant leur attention sur l’importance d’un outil, le PCS (plan communal de sauvegarde). Ce plan est le premier niveau d’organisation, un document élaboré au niveau de la commune, sous la responsabilité du maire, mais qui ne concerne pas seulement les inondations. Il est susceptible d’être mis en oeuvre chaque fois qu’une situation de crise se présente. Une plaquette a été réalisée et diffusée en octobre dernier afin de sensibiliser les municipalités à ce sujet

Les responsabilités du maire sont définies au titre de ses pouvoirs de police générale mais aucun plan d’action ne stipule les missions auxquelles il doit faire face en situation de crise. Pour remédier à cette situation, la loi relative à la modernisation de la sécurité civile donne une valeur juridique au plan communal de sauvegarde (PCS). Elle l’impose au maire dans les communes dotées d’un plan de prévention des risques naturels prévisibles approuvé (PPRN), ou celles comprises dans le champ d’application d’un plan particulier d’intervention (PPI). Ce document vise à améliorer la prévention et la gestion des crises en confortant le rôle des communes.

Voici dans les grandes lignes le contenu de ce plan :

Le maire directeur des opérations de secours. Le plan arrêté par le maire lui confère la mission de directeur des opérations de secours (DOS) sur le territoire de sa commune tant qu’un plan départemental n’est pas déclenché. Cet outil n’interfère pas avec les plans arrêtés par le préfet (ORSEC, PPI….). Il ne programme que des actions de compétence communale et n’utilise a priori que des personnels et des matériels qui ne peuvent être engagés ailleurs par d’autres autorités. Le PCS recense aussi des moyens non-communaux (par exemple le matériel Croix Rouge Française), réquisitionnables par le préfet.

Préparer « à froid » une gestion de crise « à chaud ». Le PCS est l’outil de préparation du maire. Il doit permettre d’organiser la sauvegarde des personnes. Il est le maillon local de la sécurité civile et un outil d’aide à la gestion de la crise. Sa mise en place est un travail de préparation à une situation de crise et son élaboration concerne l’ensemble des services communaux. Il doit permettre l’association des acteurs et partenaires locaux. Cette démarche doit permettre de tendre vers une culture communale de sécurité civile. L’autorité municipale se trouve donc être la sentinelle avancée de la prévention et, à ce titre, ce magistrat doit « préparer à froid l’outil qui l’aidera à gérer la crise à chaud ».

Une organisation de crise à l’échelle communale. Le PCS doit permettre de formaliser une organisation de crise adaptée à la commune. Il a pour objectif de prévoir des moyens humains et matériels. Il comprend de ce fait les éléments suivants : la définition du risque majeur, l’analyse des risques établie à partir du document départemental des risques majeurs (DDRM), du schéma départemental d’analyse et de couverture des risques (SDACR), des plans de prévention des risques naturels (PPRN), des plans particuliers d’intevrention (PPI) approuvés par le préfet, concernant le territoire de la commune.

Un catalogue précis des opérations. Le PCS est une véritable « check liste » ou liste de vérification qui décortique, point par point ce qu’il convient de faire au fur et à mesure de l’évolution de la crise : l’information des populations, les moyens et la diffusion d’alerte,  les zones d’accueil possibles, les itinéraires préconisés, la capacité d’hébergement, les moyens humains, matériels et techniques à activer, les modalités de mise en oeuvre de la réserve communale de sécurité civile (RCSC), si celle-ci est créée, l’astreinte, la cellule de crise (emplacement et acteurs)etc, etc, jusqu’au retour à la normale.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles similaires