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Publié le 22 juin 2014

Malestroit. Mère Yvonne Aimée, héroïne de la 2è guerre mondiale

C’est un petit cimetière discret, à l’ombre des murs de la clinique des Augustines à Malestroit. En ce samedi matin, une foule s’y entasse, dans le silence qu’imposent ces lieux. Le parfum des fleurs de tilleul embaume l’atmosphère… C’est là que repose Yvonne Beauvais, mère Yvonne Aimée de Jésus. Celle qui fut Première supérieure générale de la fédération des Augustines hospitalières de la miséricorde de Jésus a reçu des mains du Général de Gaulle la Légion d’Honneur en 1945, mais aussi bien d’autres médailles prestigieuses françaises et étrangères pour son comportement pendant la seconde guerre mondiale. Et c’est à ce rôle prépondérant qu’ont rendu hommage, samedi des militaires, des anciens combattants, des proches, des élus, dont Bruno Gicquello, le maire de Malestroit, Joël Leveau, le maire de Saint-Marcel, Alain Launay, le président de la CCVOL mais aussi une délégation d’Omaha Beach…

Mère Yvonne Aimée de Jésus a en effet recueilli, soigné, hébergé et même caché des recherches des allemands des soldats, des Résistants, des civils blessés par le fracas des armes, tout au long de la seconde guerre mondiale. Mais ce comportement est d’autant plus remarquable qu’il s’est exercé sans distinction, c’est à dire que même les allemands blessés ont reçu les soins dont ils avaient besoin. C’est ce qu’à souligné Soeur Marie-Paul, Prieure de la communauté des Augustines.

Le récit fait par Mère Yvonne Aimé, cité à plusieurs reprises par Bruno Gicquello,en dit long sur la situation de l’époque, Dès 1940, des dizaines de soldats de la drôle de guerre arrivent à Malestroit et pour faire de la place à ces hommes, « harassés, fourbus », Marie Yvonne Aimé n’hésite pas à faire évacuer les malades civils qui sont transportables. Les quatre années qui suivent ne sont qu’une succession d’exemples similaires, jusqu’en juin 1944 date à laquelle éclatent les fameux et terrifiants combats opposant les Résistants rassemblés à Saint-Marcel et les troupes allemandes. Là encore la clinique des Augustines accueillent, panse les blessures de tous ceux qui souffrent, quels qu’ils soient sous la menace permanente des occupants. Avec des situations particulièrement angoissantes, comme le 23 juin 44 où la Gestapo perquisitionne la clinique alors que dix blessés y sont cachés… La plupart de ceux qui ont bénéficié de l’aide de la clinique des Augustines y sont revenus ou ont gardé des relations avec l’établissement.

« En cette année du 70è anniversaire du Débarquement, nous nous devions de mettre à l’honneur cette femme à l’activité débordante, rayonnante de force et de bonté qui a pu et qui a su mettre tous ses dons en oeuvre au moment de cette seconde Guerre mondiale… », soulignait Bruno Gicquello, le maire de Malestroit, en conclusion de cette émouvante cérémonie…

La cérémonie en images (cliquez sur les photos pour les agrandir)

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