Questembert-OBC-Ploërmel communauté. Masques COVID non conformes : peine allégée pour l’entrepreneur
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Publié le 25 mars 2026
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RENNES, 25 mars 2026 (PressPepper) – « La cour d’appel de Rennes a rejugé ce mercredi 25 mars 2026 le maire de Josselin (Morbihan) pour une « escroquerie » qu’il est accusé d’avoir commise au préjudice de son ancien employeur de Vezin-le-Coquet (Ille-et-Vilaine) entre 2015 et 2019.
Pour rappel, en juin 2024, Nicolas Jagoudet avait été condamné à seize mois de prison avec sursis et à une interdiction de se présenter à la moindre élection pendant cinq ans. Sa maîtresse de l’époque, qui comparaissait à ses côtés pour les mêmes faits d’escroquerie, avait pour sa part écopé de six mois de prison avec sursis et d’une inéligibilité d’un an.
Ils s’étaient respectivement vus confisquer 38.500 € et 45.000 € mais avaient tous deux fait appel du jugement du tribunal correctionnel de Rennes. La peine d’inéligibilité de Nicolas Jagoudet n’avait donc pas commencé à courir, raison pour laquelle il a pu être réélu au premier tour des dernières élections municipales à Josselin, où sa liste était seule en lice.
Ces deux-là s’étaient en fait rencontrés au sein des locaux des abattoirs Jean Chapin : entré comme simple « technicien », Nicolas Jagoudet était « rapidement » devenu cadre en étant nommé « responsable de la partie élevage », tandis que Soïzic XXX était pour sa part « assistante comptable ».
UN « COMPLEMENT ALIMENTAIRE » COMPOSE EN REALITE A « PLUS DE 99 % D’EAU »
Le 27 juillet 2020, l’avocat de leur employeur, Me William Pineau, avait déposé plainte : la société s’était aperçue que le nouveau maire de Josselin avait « intercalé » des sociétés entre elle et le fournisseur de compléments alimentaires destinés à empêcher l’administration d’antibiotiques aux veaux.
Concrètement, ces « coquilles vides » faisaient « une plus-value en exerçant le job pour lequel Nicolas Jagoudet était payé », résume l’accusation, à savoir « voir si l’alimentation est adaptée aux veaux » et si « le passage au sans antibiotiques se passe sans difficulté »… L’enjeu : « faire de l’argent » puisque chaque société du maire prenait évidemment ses « marges ».
Sa maîtresse de l’époque avait ainsi servi de « gérante de paille », effectué des « livraisons » et rédigé des « factures » non « traçables » pour le compte des sociétés qui n’avaient manifestement aucune activité.
Mais le nom de Nicolas Jagoudet n’est jamais « apparu » dans ce « montage », a-t-il été relevé lors des débats : son locataire avait même été désigné comme gérant. « J’ai manqué de loyauté vis-à-vis de mon employeur, c’est certain », a d’ailleurs d’emblée concédé Nicolas Jagoudet lors de son procès en appel ce mercredi 25 mars 2026. Et le complément alimentaire censé révolutionner le monde de la viande de veau était en réalité « composé à plus de 99 % d’eau », a rappelé la présidente de la 11e chambre.
UNE « REPUTATION » DE « TORDU DANS LES AFFAIRES »
Une de ses anciennes collègues avait d’ailleurs indiqué aux enquêteurs que Nicolas Jagoudet avait « la réputation d’être tordu dans le cadre des affaires ». L’édile avait au final été licencié le 31 janvier 2020, quelques semaines avant les élections municipales qui l’ont propulsé maire.
Une « transaction » avait d’abord été signée quinze jours plus tôt : Nicolas Jagoudet s’était alors engagé à « rembourser son employeur ». Mais le maire estime aujourd’hui avoir été victime d’une « extorsion » lors de cette réunion et a finalement refusé de payer. Une « procédure » est en cours, a-t-il été indiqué ce mercredi 25 mars 2026 lors du procès en appel.
En tout état de cause, s’il estime avoir commis « des erreurs », le cabinet d’expertise comptable des abattoirs Jean Chapin a « validé les comptes année après année », a fait observer l’avocat de la défense. Il estime donc que la qualification de « manœuvres frauduleuses » était « un peu exagérée »… Les deux prévenus ont donc sollicité leur relaxe.
Ce n’est toutefois pas la position de l’avocate générale qui a requis la confirmation de l’ensemble des peines prononcées en première instance . Elle a par ailleurs sollicité l’ajout d’une « interdiction de gérer pour une durée de dix ans ». La cour d’appel de Rennes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra sa décision dans deux mois. »/CB et GF (PressPepper)
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