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Oust à Brocéliande

Publié le 7 mai 2023

Saint-Cyr-Coëtquidan. Un trail au profit des blessés de l’armée de terre

Lucas Jollivet

C’est parmi les 5 000 hectares que couvre le camp militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan, que s’est déroulé le défi. Avec plus de 830 participants – dont des élèves d’écoles en partenariat avec l’Académie militaire-, le challenge du jour était de réaliser 20 fois une boucle de 2,5 kilomètres par équipe de 2 à 6 personnes. C’est donc plus de 165 équipes qui ont participé au trail, avec pour principal objectif de mobiliser l’esprit de cohésion et d’équipe. Un premier départ a eu lieu pour les élèves de l’école à 10 heures, pour un circuit de dix kilomètres, tandis que la course relais débutait à 10 h 30. Si cette journée s’annonçait sportive, celle-ci était aussi thématisée sur la solidarité et la fraternité en montrant “la cohésion nationale et le lien entre l’armée et la nation” raconte le Commandant Marc. L’ensemble des bénéfices de cette course sera versée à l’association Terre Fraternité.

En complément de la course, de nombreux stands tenus par l’Association Sportive et Artistique de l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan (ASEAAC) animaient la journée.  

Sensibiliser les élèves à la problématique des blessures

Car si les blessures occasionnées lors d’opérations sont physiques, elles peuvent aussi être psychologiques. Les élèves de l’Académie militaire de Saint-Cyr ont participé, avant la course, à une conférence sur les blessures physiques et psychologiques. “Il est important d’associer les élèves à ces problématiques”, explique l’officier. Robert Guillemet, rescapé des attentats de Beyrouth du 23 octobre 1983, participe au défi. Membre de l’Association des Rescapés et des Familles des Victimes de l’Attentat DRAKKAR (ARFVA DRAKKAR), ce dernier revient sur cet évènement qu’il partage désormais lors d’interventions auprès d’universités: “c’est difficile de transmettre et de partager l’histoire”. Le rescapé, à présent très engagé dans le soutien psychologique aux blessés et à leurs familles admet : ”on donne beaucoup de choses aux blessés mais pas de suivi”. 30 ans après la mise en place d’une cellule d’aide au blessés de l’Armée de Terre (CABAT), si davantage d’associations et de cellules d’aides sont en train de se développer, c’est sans doute parce que “la reconstruction passe par le partage” imagine le commandant Marc. Parmi les stands présents lors de cette journée, la maison Athos, qui se veut d’accompagner les militaires sur une période post-traumatique. Avec des formations, des temps d’écoute et un lieu d’accueil ouvert du lundi au vendredi, chaque militaire éligible à ce soutien peut intégrer le dispositif, avec des perspectives de réinsertions professionnelles intra-militaires ou non. Visant à aménager un meilleur soutien et un meilleur suivi auprès des blessés, Alice Desnoes, directrice adjointe déclare : “je n’ai aucun lien avec le monde militaire, mais j’en partage les mêmes valeurs”. Si pour le moment seulement quatre maisons sont ouvertes sur le sol français, dont la plus récente se situe à Pluneret, Patricia Mirallès, secrétaire d’État chargée des Anciens combattants et de la mémoire, envisage d’en ouvrir davantage sur le sol français et de manière plus répartie.

Cet évènement a permis de mettre en lumière des problématiques de l’armée parfois peu perçues, notamment les blessures psychologiques. “Cette journée solidarité en soutien au blessés physiques et psychologiques est un moment de cohésion qui réunit civils et militaires, pour mieux comprendre les problématiques auxquelles vont se confronter les futurs officiers” affirme le Commandant Marc.

Arnaud Le Guern directeur de la maison Athos de Pluneret en compagnie d’Alice Desnoes, présidente adjointe et de leur collaboratrice.

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