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Questembert Communauté

Publié le 21 juin 2022

Malansac. L’ancien maire Marc de Boysson s’explique sur sa démission

L’ancien maire, démissionnaire, de Malansac, Marc de Boysson explique dans un communiqué les raisons qui l’ont amené à prendre cette décision:

« Je peux maintenant vous indiquer les motifs de ma démission de maire de la commune ayant convenu avec M. Guillaume Quenet, secrétaire général de la Préfecture, d’attendre la fin des élections présidentielles et législatives pour en indiquer les raisons.

Pour reprendre sa formule, la fonction d’un maire est un triptyque, il a donc résumé la situation actuelle de Malansac :

– une bonne relation avec les citoyens de la commune et ça c’est bien passé,

– des projets pour l’avenir de la commune et cela s’est aussi bien passé, notamment avec la convention petites villes de demain que nous avions signé ensemble,

– et une bonne entente au sein de l’équipe dirigeante, les adjoints en l’occurrence, et là la greffe n’a visiblement pas pris.

J’ai rapidement découvert que tous les atouts dont Malansac peut s’enorgueillir, notamment sa gare, son collège, ses 2 écoles, son centre médical, son supermarché, le dynamisme et la compétence de ses commerces, ne sont pas dus à l’initiative des élus, et que ses atouts n’ont pas été exploités ni dynamisés. Seul le Palis Bleu a été initié sous la mandature de François Hervieux.

Un exemple : l’aménagement nécessaire du quartier de la gare (coût 2 millions) est une réussite sur le plan esthétique mais un échec pour le dynamisme de ce quartier, les commerces qui n’étaient pas déjà en bonne santé n’ont pas pu supporter la réduction de la fréquentation du fait des travaux. La municipalité n’avait pas prévu de les soutenir et bien évidemment les adjoints d’aujourd’hui, identiques à ceux de la précédente mandature, n’ont pas admis cette analyse et surtout mon franc-parler qui, je le reconnais volontiers, n’est pas un atout en ma faveur que ce soit avec eux ou avec le personnel administratif de la municipalité.

Pendant ces 2 années, je pense avoir pu apporter la preuve qu’une bonne gestion financière peut et surtout doit intégrer de la dynamique tant commerciale, que culturelle. Animer la commune est indispensable et les réunions publiques sont un excellent thermomètre pour jauger de la qualité de cette relation élus – citoyens et celles qui ont eu lieu pendant ces 2 années, malgré la pandémie, ont connu un certain succès.

Au cours de l’une d’elles l’idée de création d’une crèche a été lancée et bien sûr a retenu mon attention. Malansac sans crèche comment est-ce possible, hier comme aujourd’hui?

J’ai beaucoup apprécié tous les contacts avec les habitants de Malansac et ils me l’ont bien rendu et continuent encore et c’est un grand réconfort.

Un échec par rapport à l’engagement que j’ai pris dans la profession de  foi: le conseil municipal des jeunes. L’adjointe à l’enfance et à la  jeunesse n’a pas voulu, malgré ma seule insistance, y intégrer des 
collégiens. Nous avons eu plusieurs fois l’occasion d’en parler au cours  des réunions d’adjoints. Rien ou si peu n’a été fait depuis 8 ans les  concernant. Aujourd’hui le conseil municipal des jeunes est constitué de  6 écoliers, il devrait atteindre avec des collégiens le chiffre de 15 environ.

D’une façon plus générale depuis le début de cette mandature il y a un frein, voire un refus de la part des adjoints pour toute initiative, ces derniers considérants qu’il fallait simplement continuer ce qui avait été fait précédemment. «Pourquoi changer?»

Cette situation m’était devenue difficilement supportable. Ma santé s’en est ressentie et j’ai donc été en arrêt-maladie pendant 1 mois, jusqu’au 4 avril. Période au cours de laquelle j’ai décidé de démissionner après une rencontre dite de conciliation initiée par M. Guillaume Quenel, à laquelle étaient présents : l’AMF 56 (association des maires de France), Le CDG 56, (centre de gestion), le service de la légalité de la Préfecture, les 4 adjoints et moi-même.

Bref la greffe n’a pas pris, mais malgré ce qui est affirmé, je n’ai pas de grief envers les conseillers municipaux et à ma connaissance ils n’en n’ont pas avec moi. Tout le monde s’accordant à dire que cette situation devait cesser, soit en l’apaisant, option que j’avais proposée à Marie-France Besse et Jean-Claude Rakozy, qu’ils ont refusé, soit par des démissions.

Je précise toutefois que compte tenu de la gravité de plusieurs agissements répétés et potentiellement répréhensibles pénalement de la part d’adjoints, j’ai saisi un conseil aux fins de dépôt de plainte ce lundi 20 juin 2022 auprès du Procureur de la République près le Tribunal Judiciaire de Vannes.

Cette mise au clair me paraît indispensable et mon seul souhait est que cette commune élise dimanche une équipe dynamique et porteuse d’initiatives. 

Marc de Boysson »

1 commentaire "Malansac. L’ancien maire Marc de Boysson s’explique sur sa démission"

  1. apparemment il avait besoin de s’exprimer . C’est assez surprenant , il parle avec ses tripes et on ressent beaucoup d’amertume. Je ne vote pas à Malansac, mais il donnait l’impression de vouloir s’investir à fond. A-t-il compris qu’être maire ce n’est pas être Chef ?
    Les habitants-es de Malansac vont choisir ( espérons sans abstention massive ) mais voter pour une liste avec des élus démissionnaires : de pas très loin c’a fait bizarre et Clochemerle !

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