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Publié le 27 mai 2014

Questembert. L’ordinateur de l’office des sports a été vidé

L’ancienne équipe municipale a-t-elle purgé l’ordinateur de l’office municipal des sports (OMS) de tous ses fichiers? La réponse ne fait guère de doutes. C’est oui pour le nouveau conseiller délégué aux sports. « Quand je suis arrivé, l’ordinateur était vide, il n’y avait plus aucun fichier. Je les ai retrouvé dans la corbeille de l’ordinateur que vous aviez oublié de vider… Et puis nous n’avons toujours pas reçu les documents financiers de l’OMS. On ne sait même pas à quelle banque s’adresser », explique l’élu, lors du conseil municipal de lundi soir, en s’adressant à Gérard Launay, adjoint chargé des sports de l’ancienne municipalité. Celui-ci s’en défend à peine. « On n’allait quand même pas vous laisser profiter de tout notre travail et puis de toute façon vous avez les plannings sur papier. Quand aux documents financiers, il faut d’abord que l’OMS soit reconstitué… », rétorque Gérard Launay. « Mais vous n’êtes pas propriétaire des fichiers de l’OMS. Ils appartiennent à la collectivité… », s’indigne Ludovic Benoit.

Cet échange assez vif intervenait en marge d’une question portant sur la composition des commissions municipales. Des élus de l’actuelle majorité ont démissionné de ces commissions, afin de laisser une place à la minorité, dans certaines de ces commissions ou organismes représentatifs de la ville. Et justement, l’OMS devait être de celles-là, mais compte-tenu de l’affaire de l’ordinateur, la majorité est revenue en arrière sur ce point.

La minorité entre dans les commissions

Au total 8 commissions ont été ouvertes à l’opposition municipale. « Ce n’est pas suffisant… », se plaint en substance la minorité. « Nous avons repris exactement le nombre de places que vous aviez laissées à la minorité dans le précédent mandat… », tranche Marie-Annick Martin, le maire.

Les élus de l’opposition ont donc été désignés dans ces commissions, mais on notera que certains candidat ont eu du mal à passer. C’est le cas de Paul Paboeuf qui s’est vu opposer 5 abstentions  ainsi que 2 et 3 votes contre à ces deux candidatures. Mais s’est Gérard Launay qui décroche la palme du rejet avec 9 contre et 3 abstentions…

Pas de parole au public

Marie-Annick Martin, le maire a précisé que la parole ne serait pas donnée au public et a invité les administrés qui ont des choses à dire à prendre rendez-vous pour rencontrer les élus lors de leurs permanences. « Vous envisagez de donner la parole au public dans un futur proche? », interroge Jacqueline Le Leap, élue de l’opposition. « Dans un futur », répond Marie-Annick Martin, expliquant que cette décision avait été prise dans un souci « d’apaisement ».

L’opposition ne veut pas faire de « chicaya »

« Nous ne voulons pas faire de chicana systématique à chaque réunion… », a déclaré Paul Paboeuf à la fin du conseil. Il propose des rencontres préparatoires entre les deux groupes quelques jours avant un sujet susceptible d’être réglé facilement afin d’éviter les tensions. « Ca nous fait plaisir de vous entendre parler comme ça. On ne demande qu’à travailler avec vous, c’est l’intérêt des questembertois… », s’est réjouie Marie-Annick Martin.

 

L’opposition veut être « courtoise »

 

Dans un communiqué diffusé ce mardi, Paul Paboeuf livre ses réflexions après la réunion du conseil:

« Au conseil du 14 avril, Mme le maire avait refusé toute délégation aux membres de notre groupe en dehors de ce qu’impose la loi. Outre que ce n’est pas conforme à l’esprit de la loi, elle a pris conscience de l’effet désastreux de ce refus : elle avait promis la concertation, la transparence et elle bloquait toute participation d’élus qui représentent 45 % des Questembertois. Notre groupe a donc obtenu satisfaction en partie, car toutes nos demandes n’ont pas été acceptées.

Le conseil a ensuite organisé les comités consultatifs qui seront complétés plus tard par des volontaires non élus. Tout cela est fait dans la plupart des communes. On aurait pu aller plus vite.

Quant aux questions ouvertes au public, ce « sera dans le futur, dit Mme le Maire, quand il y aura plus de sérénité » De quoi donc a-t-elle peur ? Qu’elle se rassure : nous avons rappelé que nous voulons être une opposition vigilante, mais courtoise et donc nous apporterons nos idées dans les commissions et comités où nous serons admis à travailler. »

 

 

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