Malestroit. Inondations : l’Oust sort de son lit
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Publié le 31 janvier 2026
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Après les importants épisodes de crues qui ont touché la Bretagne ces derniers jours, l’accès aux chemins de halage est interdit dans le Morbihan jusqu’à nouvel ordre. La mesure a été confirmée vendredi matin à Josselin, à l’occasion d’un point de situation entre Anne Gallo-Kerleau, vice-présidente de la Région Bretagne en charge des canaux, et Nicolas Jagoudet, maire de Josselin.
Si la décrue s’amorce progressivement, elle fait apparaître de nombreux dangers le long des voies d’eau. Propriétaire des canaux et des chemins de halage, la Région Bretagne a ainsi sollicité le préfet du Morbihan afin qu’un arrêté interdise temporairement l’accès à ces itinéraires, très fréquentés par les promeneurs, cyclistes et randonneurs.
Alors que certains tronçons commencent tout juste à se découvrir, les agents des Canaux de Bretagne ont entamé, dès ces derniers jours, des tournées d’inspection le long des voies navigables. Objectif : recenser les dégâts causés par les crues et identifier les risques avant toute réouverture au public.
Dans le Morbihan, ce sont près de 220 kilomètres de chemins de halage qui doivent être vérifiés. Initialement prévue jusqu’au lundi 2 février, l’interdiction de circulation est donc appelée à se prolonger plusieurs jours, voire plusieurs semaines, le temps que l’ensemble des secteurs redeviennent accessibles et sécurisés.
« Au cours de la décrue qui s’amorce, nous allons très certainement découvrir de nombreux dégâts causés par ces crues. Ceux-ci présentent un vrai risque pour les personnes qui fréquenteraient ces chemins dans les prochains jours. Nous devons donc, avant toute chose, sécuriser ces voies avant de les rendre aux usagers », a rappelé Anne Gallo-Kerleau.
Berges fragilisées pouvant s’affaisser, revêtements fortement dégradés, pontons instables, risques de glissade, arbres affaiblis susceptibles de chuter après un coup de vent : les dangers sont multiples. « Le plus important pour la Région, c’est la sécurité des usagers. Nous en appelons à la patience et au bon sens de toutes et tous », insiste la vice-présidente.
En s’appuyant sur l’expérience des crues de l’an passé, Anne Gallo-Kerleau a également souligné que les opérations de remise en état pourraient s’avérer longues et coûteuses. En 2025, la Région Bretagne avait déjà engagé près de 3 millions d’euros pour la réparation des chemins de halage sur le secteur de la Vilaine.
Les autorités rappellent par ailleurs que le non-respect des arrêtés d’interdiction expose les contrevenants à une amende de 135 euros, même en cas de circulation « prudente ».
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