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Morbihan

Publié le 14 janvier 2026

Morbihan. SAGE Vilaine, abattoir, loup, choucas au menu de la réunion entre le préfet et les agriculteurs

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Le préfet du Morbihan Michaël Galy a rencontré ce mercredi matin à la Chambre d’agriculture les représentants des 4 organisations syndicales agricoles ; la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs, la Coordination Rurale et la Confédération paysanne. Plusieurs sujets ont été évoqués au cours de cette rencontre, en lien avec les dernières annonces gouvernementales. Sébastien Lecornu a notamment demandé, d’ici la présentation du projet de loi, prévue en mars, , un « moratoire sur toutes les décisions relatives » à la question de l’eau et la suspension des « textes fixant les volumes d’eau prélevables jusqu’à septembre ». Une annonce qui a des conséquences locales. « La révision du SAGE Vilaine est concerné par ce moratoire… » indique le préfet du Morbihan qui a confirmé lors d’une conférence de presse ce mercredi soir que la révision du SAGE Vilaine était suspendue jusqu’en mars. Il a aussi ajouté que ce délai serait mis à profit pour approfondir certains points de la révision notamment sur les conséquences économiques de l’article 1.

Parmi les autres sujets abordés lors de cette rencontre figure aussi le dossier de l’abattoir de Vannes qui vient d’être placé en redressement judiciaire. Un appel d’offres a été lancé ce mercredi matin pour permettre à des porteurs de projet de se positionner.

La prédation du loup était aussi à l’ordre du jour. La présence de trois loups dans le Morbihan a été constatée dont un qui circule régulièrement entre le Morbihan et le Finistère. Quatorze attaques ont été recensées au cours de l’année qui ont entrainé la mort de 53 anomaux dont 50 ovins et 3 caprins. Les zones à risques sont classées en trois niveaux : l’ensemble du Morbihan est en zone 3, le secteur de Gourien est en zone 2, mais le préfet va demander son passage en niveau 1 (risque le plus élevé). Des aides techniques et financières sont proposées aux agriculteurs concernées par ces attaques. Le problème des choucas et des sangliers a aussi été abordé. L’an dernier l’arrêté préfectoral autorisant l’élimination de 1500 choucas a été suspendu par le tribunal. Les agriculteurs vont déposer une nouvelle demande portant sur un nombre inférieur de choucas au printemps.

Ecoutez la vidéo de la conférence de presse du préfet

6 commentaires "Morbihan. SAGE Vilaine, abattoir, loup, choucas au menu de la réunion entre le préfet et les agriculteurs"

  1. La révision du SAGE Vilaine est suspendue jusqu’en mars, la belle affaire !
    C’est dommage pour la prochaine réunion du Sage, prévu le 16 janvier prochain je suppose…

    Il faut y voir une attaque à la règle 1 du Règlement qui est :
    – Règle 1 : Interdiction d’utilisation d’herbicides sur les cultures de maïs sur les secteurs à risque érosion des AAC (Aire d’Alimentation du Captage) prioritaires au titre des pesticides

    D’après la carte page 10/40 du document* cela concerne uniquement le secteur Loudéac/Rohan (Lié/Oust Amont), Josselin (Oust Moyen) et Monfort-sur-Meu (Meu) au principal, un peu Vitré (Vilaine) puis Saffré (Isac) plus localement.

    Il faut nommer les secteurs où les agriculteurs et ceux qui les défendent ou les couvrent, je pense à la représentation électorale bien sûr, car ils sont les responsables de cette situation critique en laissant perdurer l’atteinte au bien commun qu’est l’eau, les milieux naturelles comme à notre santé.

    Voir la FNSEA-JA « pleurnicher » dans les jupes de sa ministre est d’un grotesque et d’une « détesta-débilité » des plus honteuses.

    Localement, la « Reconquête de la qualité de l’eau » en Bretagne reste une fumisterie toujours démontrée et il n’a qu’à voir les bilans des pesticides de l’« Observatoire de l’Oust » sur le site du SMGBO (Syndicat Mixte du Grand Bassin de l’Oust) à : https://www.grandbassindeloust.fr/nos-publications).

    Je viens de voir qu’on n’y trouve plus maintenant que ceux de 2023 et 2024. Pourquoi ne pas présenter les autres années au public ??? En fait, les versions antérieurs avaient un texte de présentation du graphique qui nommait précisément les molécules dépassant le seuil de 0,5 µg/l.

    Par exemple pour l’Oust Moyen :
    – en 2022 le diméthénamide-P (0,54 µg/l), le terbuthylazine (0,589 µg/l) et le métolachlore ESA (0,719 µg/l)
    – en 2021 le métolachlore ESA (0,935 µg/l)

    A noter que pour le métolachlore ESA, dégradation du S-métolachlore (herbicide pour cultures comme le maïs et interdit en 2023), une évolution de l’avis de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a fait passé fin 2022 ce pesticide de substance « pertinente » à substance « non pertinente ». Ainsi, bien qu’il soit présent, il n’est plus considéré au même limite de qualité à relever or la molécule mère, le S-métolachlore est classée par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) comme cancérigène suspecté.

    C’est Syngenta, industriel du pesticide, qui a utilisé les failles de l’Anses : la méthode d’évaluation ignore le principe de précaution car la réglementation prévoit que c’est aux industriels d’apporter les preuves de l’innocuité de leurs produits et qui limite ainsi leurs études (le caractère perturbateur endocrinien n’ayant pas ici été encore étudié par exemple).

    Le plus drôle, c’est que la molécule de substitution au S-métolachlore, est le diméthénamide-P qui est retrouvé en excès dans l’Oust Moyen en 2022. Trop marrant !

    Le terbuthylazine a été remis sur le marché en 2017 à dose réduite sur maïs après avoir été interdite au début des années 2000. L’Anses avait restreint les conditions de son usage en 2023 mais l’information du SMGBO faite actuellement sous la direction de Monsieur Régis Thomazo et mis à cette place par les élus en septembre 2023 ne permet plus au public qu’il puisse savoir si ce pesticide reste présent encore à polluer l’eau, l’environnement et notre santé.

    Incroyable et trop marrant ! Merci au préfet !

    * : file:///home/cee/T%C3%A9l%C3%A9chargements/4.Projet_R%C3%A8glement_valide_CLE21mars2025.pdf

  2. Le SMGBO mène chaque année, dans le cadre de ses missions réglementaires, des campagnes de prélèvements et d’analyses afin d’assurer le suivi de la qualité des masses d’eau sur l’ensemble de son territoire.
    Les résultats des analyses réalisées sont rendus publics et librement accessibles :
    – sur le site internet du SMGBO (https://www.grandbassindeloust.fr/nos-publications) : dans l’Observatoire de l’Oust pour les années 2023 et 2024 et dans les Rapports d’activité pour les années 2022 et avant ;
    – sur la base nationale Naïades (https://naiades.eaufrance.fr) ;
    – sur le site de l’Observatoire de l’Environnement en Bretagne (https://bretagne-environnement.fr/tableau-de-bord/pesticides-dans-les-cours-deau-bretons-analyse-de-levolution-annuelle-depuis-1995), qui présente notamment l’évolution des pesticides dans les cours d’eau bretons depuis 1995.
    Le SMGBO assure ainsi une totale transparence dans l’accès aux données collectées sur la qualité de l’eau de son territoire, permettant à chacun de s’informer sur l’état des milieux aquatiques et sur la présence éventuelle de substances réglementées.

  3. Le directeur actuel du SMGBO se veut d’assurer « une totale transparence dans l’accès aux données collectées sur la qualité de l’eau de son territoire » (sic), en réduisant de facto les données qui étaient présentées au public dans le document « Observatoire de l’Oust » présentant le bilan annuel de la qualité de l’eau du territoire local.

    Ainsi, réduire l’information du public serait l’informer mieux. Du grand n’importe nawak !

    C’est plutôt mettre les pollutions agricoles de l’eau sous le tapis pour pouvoir dire « Circuler, y’a rien à voir ! ».

    Après, ranger les publications intitulées « Observatoire de l’Oust » dans la rubrique « Rapport d’activité » alors qu’il est une rubrique spécifique est d’une intelligence qui échappe au public lambda et je me suis fait dupé je l’avoue.

    Pourtant, l’étude du vivant comme des milieux naturels s’appuie sur la systématique et le classement (avec des clefs de déterminations) sinon ça marche sur la tête façon Trump…

    Du propos du directeur, doit-on comprendre que les élus du SMGBO choisissent « volontairement » de limiter l’information du public sur les pollutions agricoles de l’eau par les pesticides au motif que celle-ci se trouverait ailleurs ?

    C’est pas possible comme argument et il peut être considéré qu’il est souhaité ainsi de dénaturer ou de détourner une des missions essentielles du SMGBO, celle visant la reconquête de la qualité de l’eau et des milieux naturels pour de vrai…

  4. Le SMGBO en donnant son avis sur le Sage Vilaine tel que proposé, alors même que les mesures prisent le sont du fait de ses manquements systémiques et de sa lâcheté à agir, le masque tombe enfin : sur 29 votants et 4 procurations seulement 2 communes ont voté favorablement ; par contre, il y a eu 24 votes refusant la Règle 1 et même 6 votes carrément contre le Sage.

    En effet, c’est par délibération du 4 juin 2025 que le SMGBO émet à la majorité un avis « AVEC RESERVE » sur la Règle 1. Par cette « réserve », il est là une manière de dire que le SMGBO est CONTRE la Règle 1 sauf si on l’annule ou la rende inopérante.

    Un comble ici, car n’étant déjà pas capable de mettre en place de lui-même les mesures limitantes ou d’interdiction nécessaires face aux pollutions agricoles de l’eau, le syndicat mixte se permet malgré tout de torpiller le travail de la CLE qui le fait à sa place (et de manière limitée) pour les pesticides !

    A noter que ce document n’est pas présent sur le site du SMGBO mais à la page 475 et suivantes de l’annexe 3 «Avis reçus» des documents mis à consultation du public pour le SAGE Vilaine. Le site du syndicat mixte ne présente tout simplement pas les décisions qu’il prend et donc « circulez, y’a rien à voir »…

    Mais en n’approuvant pas pleinement le Sage Vilaine, quel travail est-il produit par le SMGBO à l’amélioration de la qualité des eaux libres en mieux ? Rien… alors pourquoi ces « élus » sont-ils participant à ce syndicat ?

    Je dirais que le SMGBO semble montrer ici davantage un corporatisme imbécile qu’on pourrait retrouver à une chambre de l’agriculture de la FNSEA par exemple ; mais ce n’est pas ce que la population attend de lui quand même (sans compter le droit des générations futures à vivre dans un environnement sain).

    La responsabilité du président, Fabrice Caro 1er adjoint à Cruguel pour ne pas le nommer, est entière dans la faillite du syndicat mixte car il a « assuré » in fine le sabordage de mesures en faveur des cours d’eau ce qui est à l’opposé de la mission du SMGBO. La belle arnaque !

  5. Juste pour dire que le SMGBO a mis depuis sur son site les procés-verbeaux des réunions du comité syndical ; il était quand même temps s’agissant là d’une obligation de l’information du public et de la publicité des décisions prises !
    (https://www.grandbassindeloust.fr/le-syndicat/le-comite-syndical)
    Merci aux Infos du pays Gallo de passer l’information et permettre de la commenter, car des fois ça fait réagir les intéressés comme ici avec le SMGBO.

    1. Ont ce demande si tous leurs simagrées et simulacre des syndicats fnsea a jouer leur parodie planifiées et mise en places par leur communicante préférée la ministre de l’agro qui attend son mail de rousseau avant de l’ouvrir!et de bien faire en sorte de sapé les vrais et plus credibles intervenants et de ruiner travaux serieux a nean! la concertation en vers les divers organisme sérieux et consciencieux ne peu que les mettre en porte à faux!stop au contamination(plages verte,air pestilentiel,sol saturé lizier nitrate et maintenant l’eau qu’ils veulent sacaparer allegrement open bar sous de faux pretexte d’utilité public alimentaire planifier organiser en tous consciences en priorisant l’argent coute que coûte et conciderant que l’inévitable carnage de nos eaux qui arrivera fnsea pour eux inévitablement n’est que perte et profit!ducoup mercosur c peut être+sur avoir toute les mesure bafoué et un respect inexistant des agropollueur en France ils ont l’air couillons à critiquer ils font pas mieux avec leurs produit toxic

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