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Publié le 8 janvier 2026
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Alors que les agriculteurs de la Coordination rurale manifestent sur la RN 165 près de Lorient ce jeudi 8 janvier, une délégation d’une autre fédération, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs, était reçue à la préfecture. Cette rencontre fait suite à une demande adressée le mercredi 7 janvier par la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs au préfet Michaël Galy. Un courrier dans lequel les signataires alertent sur la situation de crise que traverse l’agriculture. Les représentants agricoles dressent le constat d’une agriculture française fragilisée depuis de longues années, par une accumulation de règles jugées pénalisantes et une absence de vision politique claire, tant au niveau national qu’européen. Une situation qui, selon eux, pèse lourdement sur le revenu et le quotidien des agriculteurs et alimente une colère grandissante dans les campagnes, y compris dans le Morbihan. La délégation a voulu ainsi attirer l’attention sur les revendications spécifiquement morbihannaises.
Les deux organisations dénoncent l’absence de vision claire pour l’agriculture française et demandent des décisions rapides et concrètes, tant au niveau national que local. « La colère monte partout en France », soulignent-ils, rappelant leur ligne directrice : produire, rémunérer correctement les agriculteurs et garantir la souveraineté alimentaire du pays.
La lettre ouverte adressée le 4 janvier aux agriculteurs par le Premier ministre Sébastien Lecornu est accueillie avec prudence. Si certaines intentions sont jugées encourageantes, les syndicats estiment que la crédibilité de la parole publique doit désormais se traduire par des actes. Ils pointent notamment la nécessité de mettre fin à certaines surtranspositions réglementaires qui, selon eux, fragilisent l’agriculture sans apporter de bénéfices avérés pour l’environnement ou la santé.
Sur le plan local, la révision du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Vilaine cristallise les tensions. FDSEA et JA du Morbihan dénoncent un projet mené sans étude d’impact socio-économique préalable et une représentation insuffisante des agriculteurs au sein de la Commission locale de l’eau. Dans le contexte actuel de crise, ils demandent la suspension de cette révision et la mise en place d’un moratoire.
Autre sujet de préoccupation : les importations agricoles. Les syndicats rappellent leur position constante : aucun produit ne doit entrer sur le marché français s’il ne respecte pas les normes imposées aux agriculteurs nationaux. La perspective d’un accord commercial avec le Mercosur est jugée « inacceptable ». FDSEA et JA demandent également que les contrôles de l’État se concentrent en priorité sur les produits importés plutôt que sur les exploitations françaises. « Il faut arrêter les contrôles dans nos fermes », exigent-ils avec force précisant « qu’aucun contrôle, au minimum jusqu’à la prochaine élection présidentielle, ne sera accepté sans mesure concrète dans ce sens ».
Concernant l’élevage, les organisations syndicales appellent à une application rapide des décrets liés à la loi « Contraintes » Duplomb-Ménonville, afin de relever les seuils de déclaration des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et alléger les démarches administratives.
Enfin, la vigilance reste de mise face à la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), toujours présente dans le sud-ouest de la France. Si les contrôles routiers sont salués, la FDSEA et les JA pointent des lacunes, notamment l’absence de contrôle systématique des boucles d’identification des animaux, qui pourrait favoriser la propagation de la maladie. « Il est urgent d’y remédier sans délai ».
A l’issue de leur rencontre avec le préfet, la délégation estime avoir été entendue. « Nous avons demandé au préfet de faire remonter nos revendications au ministre », déclarent-ils, expliquant que le principe d’une nouvelle rencontre avec le préfet a été actée. La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs n’envisagent pas d’actions sur le terrain « pour l’instant ». « Ce ne sont pas les présidentes , les secrétaires généraux de la FDSEA et des JA qui décident. C’est le conseil d’administration qui décide d’une action. En ce qui concerne les contrôles, denrées alimentaires ou animaux vivants, ça peut être une action syndicale mais on estime que c’est d’abord aux services de l’Etat de faire appliquer la réglementation… », indique la délégation.
Ecoutez la réaction de la délégation à sa sortie de la préfecture dans notre vidéo
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1 commentaire "Morbihan. Agriculture : la FDSEA et les JA demandent des actes au préfet"
La FNSEA veut :
– polluer davantage en supprimant les normes
– donc dégrader la santé des citoyens en provoquant cancers et autres maladies
– dégrader la biodiversité
– augmenter l’abattage et la destruction des loups
Ce n’est pas un syndicat, c’est un lobby qui menace notre pays et notre qualité de vie.