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Questembert Communauté

Publié le 16 octobre 2021

Larré. La station d’assainissement collective du Graviguay inaugurée

Raymond Houeix, président de la SIAEP,  (Syndicat Intercommunal d’Adduction d’Eau Potable de la Région de Questembert) a officiellement inauguré la station d’assainissement de Larré jeudi matin. Les travaux de cette station de type filtre roseaux ont commencé en octobre 2019 se sont terminés en octobre 2020. « Cette station était devenue indispensable, le nombre de raccordement au réseau ayant fortement augmenté et au vu des perceptives d’urbanisation du P.L.U.i (15 ans) le dimensionnement des ouvrages n’était donc plus adapté», explique Raymond Houeix. Le montant de l’opération s’élève 534 867 € H.T. L’opération a été subventionnée à hauteur de 53 % par l’Agence de l’Eau Loire Bretagne et le conseil Départemental. Marie-Christine Le Quer, vice-présidente du conseil départemental en charge de l’environnement et de l’eau, présente à l’inauguration, n’a pas manqué de souligner combien le département est sensible aux problèmes de l’eau et a mentionné une augmentation du budget consacré à l’assainissement collectif que se chiffre désormais à 4,2 M/€.

Comment ça marche ?

La station d’épuration traite toutes les eaux usées des habitations de Larré. Elle comprend deux étages plantés de roseaux. Ces étages présentent plusieurs casiers disposés en parallèle et alimentés alternativement. Les eaux sont filtrées par différentes couches de gravillons. L’eau percole de haut en bas à travers le filtre.

Afin d’améliorer l’aération des filtres, chaque casiers dispose de plusieurs cheminées de ventilation et d’un réseau de drainage. Les matières en suspension amenée par les eaux usées brutes sont retenues en surface des filtres plantés. Elles sont transformées par les micro-organismes, vers de terre (lombrics) etc… Après une dizaine d’années, la boue produite est valorisée par épandage dans les champs agricoles.

Avant d’arrivé dans le premier étage de roseaux, les eaux usées passent dans un filtre, un « dégrilleur automatique ». A l’intérieur, une sorte de peigne va empêcher les lingettes de se retrouver dans boues.  « Nous le redisons pourtant souvent, le tri est très important et il ne faut surtout pas mettre n’importe quoi n’importe où, il faut arrêter de parler de tout à l’égout, non tout ne doit pas aller dans les égouts», clame Raymond Houeix « les lingettes sont un poison pour les stations d’épuration. » Le premier étage a pour rôle de retenir grossièrement la pollution. Le deuxième étage permet un filtrage beaucoup plus fin pour continuer le traitement, les effluents sont répandus sur toute la surface des casiers grâce à un système de bouches d’injection.

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