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Publié le 11 mars 2016

Malestroit. Des jardinières éco-citoyennes à croquer

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Décidément, les référents de quartiers ont été servis en informations… En ouverture de la réunion qui s’est déroulée mercredi soir, Magali Collineaux du Pass Temps, des représentantes de l’association Polen et de l’ESAT de Saint-Marcel sont venues à leur rencontre. C’est finalement une reconnaissance du rôle de courroie de transmission, d’interface avec la population que jouent les référents de quartiers. Un lien de proximité… Car en venant présenter leur projet, les trois intervenantes espèrent bien le diffuser au plus près de la population.

Pour comprendre le projet en question, il faut prendre un peu de recul… L’an dernier, l’association Pollen et le Pass Temps ont établi un partenariat afin de créer une « grainothèque ». C’est un endroit où les amateurs de jardinage peuvent trouver, échanger des graines bio et la formule attire beaucoup de monde… Dans le prolongement de ce partenariat un projet de création de jardinières éco-citoyennes est lancé auquel l’ESAT de Saint-Marcel est associé. Les résidents de cet établissement ont créé des Totems qui sont pour l’instant présentés au Pass Temps -dont une magnifique girafe- mais qui vont être implantés dans différents endroits de DSC_0200la ville. Avec ces totems, des jardinières vont également être mises en place avec l’aide des adhérents de l’association Polen. Elles seront plantées avec des aromatiques et des légumes, grâce à l’aide de l’ESAT et de ses serres.

Mais l’originalité de la démarche, c’est qu’il ne s’agit pas seulement d’une animation jardinage, mais aussi d’initier une philosophie du partage tirée de l’expérience des « Incroyables comestibles ». Les incroyables comestibles, c’est un mouvement qui est né en mars 2008, dans la ville anglaise de Todmorden et qui s’étend peu à peu dans le monde entier. Il est déjà très implanté en France.

Il consiste à mettre à la disposition des citoyens des potagers, sous différentes formes, dans lesquels chacun peut venir se servir librement et que tout le monde entretient. « Cela ne fonctionne que si la population est partante. Il faut qu’un petit groupe se constitue dès le départ pour lancer la dynamique et il faut que les gens s’approprie ces jardins partagées », explique Viviane de l’association Polen. Une expérience similaire a été mise en place à Ploërmel avec un succès relatif. Car pour entrer dans ce cycle vertueux, il faut adopter une philosophie basée sur la notion de partage. « Parfois, les gens nous disent qu’ils viennent la nuit cueillir les légumes… Il ne faut pas avoir honte de se servir. Ces jardinières sont d’abord des lieux de convivialité… », insiste Viviane.

A Malestroit, les jardinières à partager seront installées sur la place Quiennec, à la Poste. Quant à la girafe, elle pourrait trouver sa place dans le square Kerhervé.

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