Accueil / Oust à Brocéliande / Pays de Malestroit / Saint-Nicolas-du-Tertre / Saint-Nicolas du Tertre. La nouvelle mairie, un nid douillet qui fait rêver

Publié le 14 décembre 2014

Saint-Nicolas du Tertre. La nouvelle mairie, un nid douillet qui fait rêver

DSC_1968

« Exemplaire », « symbolique », « un temps fort »… Les qualificatifs élogieux se bousculaient, samedi matin dans la bouche des personnalités qui  ont participé à l’inauguration de la nouvelle mairie de Saint-Nicolas-du-Tertre. Nouvelle mairie, ou plutôt une extension de l’ancienne mairie, qui vient renforcer la qualité de vie des habitants. C’est sans doute cet aspect qui a suscité tant d’éloges, sur fond de gravité. On sent bien que le fait qu’une commune de 500 habitants puisse réaliser un tel équipement qui représente un investissement de 692 000 euros, largement financé par des aides venues de toutes parts (état, région, département, réserves parlementaires, La Poste et même le produit des amendes….) pourrait bien désormais devenir rarissime, restrictions budgétaires obligent.

Et pourtant, c’est bien de qualité de service public, de qualité de vie qu’il est question et par voie de conséquence de sauvegarde voire même de dynamisation de la vie en zone rurale. Une commune de 500 habitants qui dispose de plusieurs commerces, de lieux d’accueil, d’un système d’assainissement collectif, de lotissements, d’ateliers techniques agrandis, d’entreprises innovantes… C’est anachronique dans la morosité actuelle, mais ça fait du bien au moral. « Cela démontre la volonté de la commune de se moderiser et de se pérenniser…. », commente le maire Jean-Claude Riallin qui ne manque de souligner l’aspect symbolique que représente l’inauguration de la mairie par ces temps de restrictions budgétaires, reconnaissant que dans ce domaine, « les défis seront plus compliqués à mettre en oeuvre », compte-tenu d’une politique nationale qui risque « d’assécher les finances communales… ». Et naturellement, le nid douillet dont bénéficient désormais les habitants de Saint-Nicolas-du-Tertre fait envie. Une médiathèque, une agence postale, des grandes salles de réunion, un espace public extérieur accueillant…

« Les services à la populations sont indispensables si on veut garder la vie dans nos communes et Saint-Nicolas du Tertre est une petite commune mais elle se développe… », constate Alain launay, le président de la communauté de communes qui se dit attaché au maintien de l’échelon communal dans le cadre des futures réformes territoriales. « Le parlement ne touchera pas aux communes… », affirme de son côté Paul Molac le député qui milite pour des majorités qui se forment à partir de gens qui peuvent avoir des idées différentes mais  « avec qui on peut travailler ». Il exhorte l’assistance à « chasser en meute » pour « prendre en main notre développement ». Son cheval de bataille, même s’il avoue être peu optimiste sur ses chances d’aboutir, consiste à obtenir qu’à l’échelon des élus locaux (députés, régions…?) il y ait possibilité d’adapter des décisions prises au plan national et qui ne peuvent pas être mises en oeuvre partout de la même façon.

Jean-Marc Galland, secrétaire général de la préfecture représentant le Préfet s’est réjoui d’inaugurer « pour la troisième fois depuis son arrivée dans le département en juillet », une mairie. « C’est le signe d’un dynamisme des communes, de la vigueur de la démocratie, la première de nos libertés », estime-t-il. Concernant les finances publiques, il tente de justifier la nécessité « d’un effort national » qui n’épargne personne, pas même les services préfectoraux qui, explique-t-il, sont passés de 270 agents à 210 en dix ans. Mais pour lui, il s’agit plus d’apprendre à travailler différemment, sans que le service public s’en ressente.

Pas sur que les élus locaux soient très réceptifs à cette analyse.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles similaires