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Publié le 26 février 2014

Elections municipales. L’encadrement du panachage suscite la grogne

On le sait, ces élections municipales 2014 marque un tournant historique pour cette élection à laquelle les citoyens sont très attachés. De nouvelles règles sont instaurées qui vont bousculer de très anciennes habitudes et cela ne passe pas très bien, notamment dans les petites communes qui vont perdre le panachage. D’où le risque d’une faible participation et d’un nombre record de bulletins nuls…

Jusqu’à présent, seules les communes de plus de 3500 habitants étaient soumises au scrutin de listes bloquées. Dans toutes les autres le panachage était autorisé. Ainsi, vous pouviez faire votre choix parmi plusieurs listes qui n’étaient d’ailleurs pas forcément complètes, rayer les candidats que vous ne souhaitiez sur l’une ou l’autre. Il y avait aussi ces « listes ouvertes » sur lesquelles tous ceux qui le souhaitaient s’inscrivaient et le nombre de voix obtenues individuellement déterminait les élus.

C’était l’occasion d’un certain folklore, notamment au moment du dépouillement. Et bien, tout ça c’est fini cette année pour les communes de plus de 1000 habitants. Celles-ci sont aussi soumises au scrutin de listes avec la contrainte supplémentaire que ces listes doivent respecter la parité hommes/femmes.

Les électeurs de ces communes se sentent frustrés par cette évolution. « On a vraiment l’impression qu’on nous retire un droit, celui de choisir nos élus. Moi il y a des gens pour qui je ne veux pas voter. Avant il suffisait que les raye, aujourd’hui on est obligé de prendre toute la liste. Ca n’est pas normal… », confie un habitant d’une commune de 1200 habitants qui ne décolère pas et envisage des mesures de rétorsion. « Je vais quand même rayer des noms ou alors je vais écrire mon mécontentement sur le bulletin ou bien encore, je n’irai pas voter… » énumère-t-il. Autant de stratégie qui auront la même conséquence : le bulletin sera nul s’il porte la moindre mention ou rature. Le préfet, lors d’une récente conférence de presse à d’ailleurs bien insisté sur ce point.

Alors, que feront ces électeurs « déçus ». On peut imaginer qu’une forte abstention soit enregistrée notamment dans les communes où par exemple, il n’y aurait qu’une liste, voire même deux. A moins que d’ici le 23 mars le sens civique l’emporte sur la colère…

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