Publié le 4 octobre 2026
Questembert. 3081 au départ : l’impressionnante marée de la Quest’en Rose
Version sans publicité
Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption

Elles rêvaient de franchir la barre des 3 000 participantes pour les dix ans de Quest’en Rose. Objectif atteint et même dépassé : 3 081 femmes ont pris le départ de la marche-course ce dimanche matin à Questembert. Une véritable marée rose précédée d’un moment particulièrement émouvant avec le témoignage de Jennifer, touchée par un cancer à seulement 33 ans.
« Ton combat, c’est mon combat. » Le message s’est affiché lettre après lettre devant la foule. Pour leur entrée, les membres de Quest’en Rose avaient choisi de mimer un combat de boxe sur la célèbre musique de «Rocky». Gants roses aux mains, elles ont rejoint les participantes en brandissant leur slogan.
Une mise en scène joyeuse mais dont le message ne pouvait être plus sérieux en ce dimanche matin : ici, le combat contre le cancer se mène collectivement.
Et pour sa 10e édition, Quest’en Rose a remporté un premier défi avant même le départ.
Le chiffre était attendu. Lorsque la présidente l’a annoncé au micro, la foule a explosé de joie : 3 081 participantes étaient inscrites.
« Un nouveau record ! », s’est-elle réjouie.L’objectif affiché par l’association était de parvenir cette année à réunir 3 000 femmes. Il est donc dépassé, confirmant une progression spectaculaire depuis la création de Quest’en Rose en 2017.
Derrière ce succès populaire, l’association a rappelé la finalité de l’événement : sensibiliser aux cancers féminins, encourager la prévention mais aussi accompagner concrètement les femmes confrontées à la maladie.
En dix ans, 225 000 euros ont été reversés grâce à Quest’en Rose. L’année dernière, 50 000 euros avaient été collectés, dont 21 000 consacrés aux soins de support proposés sur le territoire de Questembert. Neuf thérapeutes participent aujourd’hui à cet accompagnement.
Jennifer : « Survivre ne veut pas dire que tout est terminé »
Quelques minutes avant le départ, un témoignage est venu donner tout son sens à cette mobilisation. Jennifer avait 33 ans lorsqu’un cancer du sang a bouleversé sa vie.
« Je suis la preuve vivante qu’un cancer que l’on pense incurable peut parfois laisser une deuxième chance », a-t-elle expliqué. Mais, a-t-elle immédiatement ajouté, « survivre ne veut pas dire que tout est terminé ».
C’est sa conductrice de taxi, au retour de l’hôpital, qui lui avait parlé de Quest’en Rose. Jennifer pensait alors que l’association ne concernait que le cancer du sein. Elle a découvert qu’elle accompagnait plus largement les femmes touchées par un cancer.
Activité physique adaptée, groupes de parole, journée bien-être, socio-esthétique ou accompagnement psychothérapeutique l’ont aidée dans l’après-maladie. Mais elle retient surtout les rencontres avec d’autres femmes ayant traversé des épreuves similaires : « Nous ne sommes plus simplement des femmes qui ont eu un cancer (…) nous redevenons des femmes. »
Son témoignage s’est achevé avec beaucoup d’émotion par un message adressé à Ila, une femme rencontrée grâce à l’association et aujourd’hui confrontée à une rechute.
Une « marée rose » dans Questembert
Après ces prises de parole et l’échauffement collectif, les 3 081 participantes ont pu s’élancer sur les deux nouveaux parcours proposés cette année.
Une impressionnante marée rose qui illustre le chemin parcouru en dix éditions. Une centaine de bénévoles étaient également mobilisés pour permettre l’organisation de cette journée.
Avant le départ, le maire Boris Lemaire a souligné l’importance de promouvoir le dépistage. « Il y a un gros retard par rapport à d’autres pays européens où normalement le gouvernement veut 70% de dépistage sur les cancers du sein. Et on est péniblement à 47% en France. Donc, ce genre de moment, ça sert aussi à ça, à redire et redire et redire que pour bien se faire soigner, il faut se dépister le plus tôt possible ».
Avec 3 081 participantes, Quest’en Rose vient donc de franchir un nouveau cap. Mais derrière le record, l’image de cette 10e édition restera peut-être celle de ces femmes arrivant face à la foule, gants roses aux mains, avec ces quelques mots au-dessus de leurs têtes : « Ton combat, c’est mon combat. ». Et ce combat doit continuer et s’intensifier jour après jour.









































Articles similaires
Questembert. Déchets verts : le partenariat avec les agriculteurs fait école
⭐ Version sans publicité Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption Je…
Departementales. Canton de Questembert : cinq listes déposées
⭐ Version sans publicité Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption Je…
Découvrez notre nouvel agenda
⭐ Version sans publicité Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption Je…
Questembert Communauté. Le dynamisme économique en chiffres
⭐ Version sans publicité Soutenez notre média local et profitez d’une lecture sans interruption Je…