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Inondations 2026

Publié le 19 février 2026

Morbihan. Inondations : les agriculteurs se sentent oubliés

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Depuis des semaines, des trombes d’eau s’abattent sur la France. Le Morbihan fait partie des départements très impacté par les crues et les inondations. Les champs ressemblent à des lacs à perte de vue. Ce jeudi matin, les agriculteurs de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs organisaient une conférence de presse symboliquement sur le pont de Saint-Congard. En présence d’Albane Blandel, présidente des Jeunes Agriculteurs du Morbihan, Franck Pellerin, le président de la FDSEA du Morbihan a exprimé une certaine rancoeur du monde agricole. Des centaines d’hectares de cultures et de prairies sont inondés, des semis détruits et qu’il va falloir refaire. Une situation qui, selon Franck Pellerin, a un coût énorme de plusieurs centaines d’euros à l’hectare. Et puis, il y a les conséquences sur le fonctionnement quotidien des exploitations. Avec le témoignage d’Amélie Cardin, une jeune éleveuse de vaches laitières récemment installée à Saint-Marcel à La Née qui raconte comment en pleine nuit elle a du aller au secours de ses vaches menacées par la montée des eaux. « Les vannes restent ouvertes en permanence et on n’a aucune alerte préventive. Ce jour-là, j’ai regardé vigicrue et j’ai vu que ça montait à Josselin et qu’ils lâchaient au Lac au Duc sur le Ninan. Les deux en même temps, quelques heures plus tard c’est pour nous… », explique-t-elle. Et de fait au beau milieu de la nuit à 2 heures du matin, au mois de janvier, elle est allée chercher ses animaux pour les mettre à l’abri. « L’eau n’était pas encore trop haute elles ont pu traverser, mais le lendemain c’était trop haut, elles n’auraient pas pu passer… »

Les agriculteurs dénoncent le fait que leur situation laisse tout le monde indifférent. « Notre métier contribue à nourrir. Aujourd’hui, en terme de compensation économique des terres inondées des agriculteurs, il n’existe rien », déplore Franck Pellerin qui réclame l’ouverture de discussions avec l’Etat et la région « mettons-nous autour d’une table », lance-t-il. Une revendication forte porte également sur la mise en place d’un système d’anticipation des crues efficace, mais aussi sur une stratégie de désenvasement des canaux afin de faciliter la circulation de l’eau. Franck Pellerin regrette aussi l’absence sur le terrain aux côtés des agriculteurs des représentants du conseil régional. « On réclame du contact direct et pas des grandes annonces, des vraies réponses pour les agriculteurs qui sont concernés ».

Et puis, l’autre grand thème de cette ocnférence de presse portait sur les difficultés que rencontrent les agriculteurs « pour faire passer des projets de grande réserve ». « A aucun moment on ne consomme l’eau. L’eau on l’emprunte au milieu et on la restitue au milieu. Il y a moins de 1% de l’eau qui est exporté par les légumes », explique Mathieu Menier des Jeunes Agriculteurs qui réclame une relance de la dynamique de réserves « le territoire en a besoin », plaide-t-il. D’autant que, la situation actuelle avec des cumuls pluviométriques records de ce début d’année, donne du grain à moudre aux agriculteurs. Franck Pellerin a pris sa calculette et relativise l’impact des réserves d’eau sur le milieu. Il évalue, par exemple, à 15 millions de mètres cubes le volume d’eau qui est passé en 24 heures sous le pont de Saint-Congard « c’est de quoi arroser 15 000 hectares pendant toute une saison ».

6 commentaires "Morbihan. Inondations : les agriculteurs se sentent oubliés"

  1. l ouverture en grand des vannes n a rien a voir avec la montée des eaux , et heureusement qu elles sont grandes ouvertes en ce moment depuis de nombreuses semaines , sinon l inondations aurait commencer 15 jours avant …. avant de raler… faut ce renseigner… et regarder sa geographie , l eau ca descend toujours , ca ne remonte jamais a l envers… quand on est situé au fond de la bassine.. on subit.. y a rien a y faire , hormis d aller s installer sur les buttes …

  2. Revenir au bon sens paysan
    Ne pas semer des terres que l’on sait inondable,
    Éviter le maïs qui pompe l’eau au moment où justement il n’y en a pas, surtout si c’est pour le mettre ensuite en méthanisation.
    Replanter haies sur talus dans les endroits devenus désertique où l’eau n’a aucune contrainte, amène avec elle tout le limon, qui de fait appauvri la terre…

    Les crues du Nil dans l’Égypte antique étaient considérés comme un bienfait, à méditer

  3. j’ai deux questions sur la nature du canton de l’oust ( l’eau ) , je suis une personne local depuis 60 ans sans être écolo, pourquoi avoir fait un tél remembrement en 1976 (environ )!! et pourquoi ouvrir les vannes à font aujourd’hui sur le canal…c’est vraiment contre la nature évidemment ..si une personne ingenieur ou autre à la réponse qu’elle apporte sa réponse à la population du canton, merci.

  4. revenir au bon sens comme vous dites : on arrete toutes les subventions versées aux agriculteurs (par l Etat, les Régions, etc…) …. et on reverse tout cet argent pour lutter contre les inondations, et vous constaterez que ca debordera toujours avec des cumuls de pluies considérables comme on vient d avoir ….
    désolé mais vous n etes pas crédibles

  5. Et revoilà les Ouins-ouins de la FNSEA ! Ils viennent de découvrir que leur métier est soumis aux aléas climatiques… quelle découverte ? Ça fait 10 000 ans que c’est comme ça. Évidemment que votre métier est dur et compliqué mais il y en a d’autres aussi dans ce cas là et ils ne viennent pas pleurer de la subvention au moindre pet de travers. Puisque c’est de cela qu’il s’agit, on veut des sous de l’état. Vous êtes devenus des fonctionnaires de la subvention. Il va falloir choisir. J’ai trop de respect pour la santé mentale pour parler de schizophrénie, mais au sens figuré, c’est le cas. Vous voulez moins de normes mais plus d’état quand ça va pas bien. Voulez-vous revenir aux kolkhozes ? Vous voulez qu’on vous laisse faire quand ça va bien (en gros quand ça rapporte) mais vous criez à l’aide nationale quand ça ne va pas. Où sont vos coopératives financiarisées, et gorgées de capitaux dont vous avez la co-gestion et qui saignent vos troupes en les pressant de s’endetter davantage ? Ne peuvent-elles pas mettre en place des caisses d’assurances pour les agriculteurs. Les pauvres sont soutenus par les syndicats et les coopératives comme la corde soutient le pendu. Alors, c’est assez des totems d’immunité ! Ah on vous nourrit… Immunité ! Ah 350 euros par mois… Immunité ! Ah on est en colère et on casse tout… Immunité ! Ah on pollue et on dégrade les paysages… Immunité ! Là où d’autres professions passent pour des preneurs d’otages lorsqu’ils manifestent, vous, on vous passe tout. Il va falloir intégrer que les 51% du territoire que vous exploitez sont aussi 51% de notre biodiversité, de notre santé et de notre avenir, et qu’à ce titre, vous êtes redevables de la nation, comme l’est un médecin, un juge ou un enseignant.

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