Morbihan. Le département placé en vigilance sécheresse

La préfecture du Morbihan communique:

“Depuis le mois de février 2021, les précipitations sont inférieures à la normale sur le département du Morbihan.
Malgré des précipitations annoncées cette semaine, le département du Morbihan est placé en vigilance sécheresse depuis le 3 mai 2021. Il est recommandé d’adopter un comportement quotidien solidaire dans les usages de la ressource en eau.
Le préfet demande aux particuliers, aux collectivités locales et aux professionnels de veiller à une utilisation économe de l’eau potable et de leurs ressources privées.

Pour suivre l’évolution de la situation http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/propluvia/faces/index.jsp”

Selon notre partenaire Météo Bretagne, les prévisions ne sont pas très optimistes. Car, si des averses restent possibles, il n’y aurait pas de perspective de pluies marquées pour les prochains jours et même la semaine prochaine. Les deux perturbations annoncées pour ce jeudi ont glissé au nord et au sud du Morbihan, n’apportant qu’une pluviométrie anecdotique, vite balayée par un vent soutenu qui va continuer à souffler tout au long du week-end!


'Morbihan. Le département placé en vigilance sécheresse' a 2 commentaires

  1. 8 mai 2021 @ 7 h 23 min DENISE laurent

    Dans le cadre du dérèglement climatique, les restrictions d’eau imposées à l’agriculture ne font qu’aggraver une situation déjà dramatique : 70% des pluies continentales proviennent de l’évapotranspiration (source INRAE) autrement dit en limitant l’irrigation l’été vous aggravez les sécheresses.

    L’urgence climatique nous impose au contraire de retrouver au plus vite le taux d’évaporation des forêts de feuillus (500mm de pluie par an, 70% des pluies) sur un maximum de surfaces (agricoles mais aussi urbaines), pour information 60% de l’énergie solaire reçue par les sols est évacuée par l’évaporation (chaleur latente), c’est bien le manque d’eau (et donc de végétation) qui provoque les canicules.
    Végétaliser les surfaces agricoles l’été ne veut pas dire irriguer plus, au contraire, cela va permettre de retrouver une régularité des pluies, il ne pleut pas dans les déserts. Pour information l’irrigation en Nouvelle Aquitaine représente moins de 2% de la ressource annuelle, la consommation totale (potable, industrie, et agricole) est à 2.5%, la quantité disponible (hors végétation et cours d’eau) représente plus de 10 fois nos besoins actuels : on manque de réserve dans les bassins versants mais pas d’eau.

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  2. 8 mai 2021 @ 7 h 24 min DENISE laurent

    Le climat océanique est caractérisé par la faible amplitude thermique entre le jour et la nuit liée à la présence d’eau, le climat continental est au contraire caractérisé par une forte amplitude thermique liée à l’absence d’eau et donc de végétation. Les déserts subissent de fortes chaleurs diurnes et des gelées nocturnes, les épisodes de gel que nous venons de connaitre sont les caractéristiques exactes d’une désertification.
    Les sécheresses et les inondations ne sont pas des fatalités liées au dérèglement climatique mais le résultat logique d’une très mauvaise gestion des eaux de surface, Inondation c’est quand l’eau repart trop vite vers la mer, sécheresse c’est quand elle est repartie trop vite …Nos sécheresses sont purement artificielles, administratives, politiques et idéologiques ! Actuellement les rivières françaises rejettent entre 50 et 70% des précipitations (alors qu’il ne faudrait jamais dépasser les 30%
    …) ce qui provoque des inondations, un assèchement mathématique des bassins hydrologiques. Les sécheresses ne sont pas les conséquences du dérèglement climatique mais bien LA cause !

    Si on avait DEUX fois plus de précipitations on aurait DEUX fois plus d’inondations mais toujours pas assez d’eau l’été …Même les castors savent que pour avoir de l’eau l’été il faut retenir l’eau l’hiver dans les bassins versants avec des barrages … On peut agir très vite puisque toutes les lois existent déjà, il suffit juste de les faire appliquer aux collectivités : tous les rejets (pluies et eaux usées) doivent être traités et infiltrés pour ne pas perturber le cycle de rechargement des nappes phréatiques, et quand les infiltrations ne sont pas possibles l’eau doit être recyclée pour des usages non domestiques comme l’arrosage. Les rivières sont le drainage naturel des sols et elles sont caractérisées uniquement par leurs sources, tous les apports supplémentaires (ruissellements, fossés et rejets de station d’épuration) amplifient le drainage naturel donc assèchent les nappes phréatiques et polluent. Contrairement aux idées reçues l’irrigation n’assèche pas les nappes phréatiques puisqu’elle contribue à l’alimentation du cycle, c’est au contraire le manque de végétation en été (après les moissons) qui coupe le cycle de l’eau ! Les villes ont enfin compris l’intérêt de la végétalisation mais il faut la généraliser partout en faisant des réserves d’eau l’hiver.

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